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Prashant Prabhu Directeur général AIM Michelin

«Le recyclage n’est pas notre métier»

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 30 Juin 2010

Lors de notre présence au 10e challenge Bibendum qui s’est tenu dernièrement à Rio de Janeir, nous avons rencontré Prashant Prabhu, directeur général de la région Afrique et Moyen Orient (AIM) chez Michelin, qui a bien voulu nous donner son point de vue sur l’usine Michelin en Algérie, et les perspectives de son (éventuel) déploiement.
Pour lui, le marché des pneumatiques, en Afrique, est plutôt favorable, et celui de l’Algérie est plus porté vers les pneus poids lourds. D’où la réouverture de l’usine de Bachdjarrah qui produirait des pneus aux normes du manufacturier français, à des prix très intéressants. Mais, il avouera que « les parts de marché de Michelin sur la zone restent inférieures à celle de Michelin dans le monde ».
La raison, est selon lui, dû « au manque de présence de Michelin, qui a longtemps favorisé les marchés émergents comme celui de la Chine, de l’Inde ou du Brésil ». Mais pour Prashant Prabhu, l’insuffisance va être comblée à travers une présence commerciale, dans un premier temps.
Sur les capacités de l’usine d’Alger, le premier responsable de la zone dira que celles-ci sont en phase avec les besoins locaux, et un degré moindre ceux des marchés voisins. Celle-ci qui produit entre 220 000 et 260 000 enveloppe poids lourds par an réserve un peu moins de 40% de sa production à l’export. Sur ce point, P.Prabhu ajoutera qu’avec la création de ZAL (zone arabe de libre échange), l’exportation conséquente des pneus poids lourds de l’Algérie vers l’Afrique du nord pourra être envisagée, les capacités de production de l’usine d’Alger n’auront aucun mal à s’y adapter.
En abordant le point névralgique de la pollution, Michelin n’étant pas exempt de reproches étant manufacturier d’un produit qui n’est pas biodégradable, laissant le soin aux gouvernements de gérer les pneus usés laissés dans la nature, notre interlocuteur n’ira pas par trente six mille chemins.
« Il faut que tous les fabricants, les distributeurs, les administrations locales se mettent autour d’une table pour en débattre. Un pneu en fin de vie a besoin d’être réchappé, puis recyclé pour servir dans les travaux publics, le revêtements des routes ou d’énergie » dira t-il, en affirmant que « ce n’est pas dans les prérogatives de Michelin de faire ce travail, ce n’est pas son métier ».


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