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AvtoVaz voudrait installer une usine Lada en Algérie

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 05 Février 2019

Après les japonais, c’est au tour des russes de manifester leur intention d’implanter une usine automobile en Algérie, sachant que les français (Renault et Peugeot-Citroën), les allemands (Volkswagen et Audi), les espagnoles (Seat), les tchèques (Skoda), les coréens (Kia VP, Hyundai VP et Camion-Bus) et les chinois (Shacman et Chery) sont déjà en place et opérationnels industriellement.

Selon l’agence de presse Russe Sputnik, l’idée serait de voir Lada fabriquer des véhicules en Algérie. C’est le Ministre russe de l’énergie, Alexandre Novak,  qui aurait  communiqué l’information aux journalistes, disant que la Russie aurait proposé à l’Algérie de délocaliser dans le pays l’assemblage de voitures russes Lada, tout en précisant qu’«il s’agit d’une proposition russe, mais que ce sont les compagnies qui mènent les négociations».

AvtoVAZ qui est la propriété du groupe Renault-Nissan, serait, selon la même source, le fournisseur des carrosseries des Symbol (Logan en Europe) montées dans l’usine de Renault Algérie implantée à Oued Tlelat dans la wilaya d’Oran.  Sputnik a rappelé que, le premier lot de ces carrosseries soudées et peintes, fabriqué par AvtoVAZ, a été livré à RAP en décembre 2016.

La même source a rappelé que le Vice-Président du groupe Renault, Nicolas Maure, aurait fait savoir, en août 2018, que son groupe envisageait «l’élargissement de ses capacités en Algérie et pourrait entamer les livraisons de pièces d’assemblage de Renault et de Lada», mais, sans donner ni de détails ni de délais précis.

Il avait, alors,  souligné «l’importance du marché algérien pour Renault et les bonnes relations entretenues avec les autorités du pays», a rappelé encore Sputnik.

Avec Suzuki et Ford qui attendent toujours le feu vert pour entamer leurs activités industrielles, sans oublier Daewoo Trucks, Iveco, Baic et Astra (Camions) qui activent sans avantages fiscaux, il faut croire que les autorités algériennes, qui restent officiellement muettes sur le sujet, semblent avoir pris la mesure des retombées négatives de leur politique d’ouverture tous azimuts sur l’industrie automobile, rechignent à délivrer de nouvelles autorisation pour implanter des unités d’assemblage d’automobile, ou à défaut les avantages qui vont avec.