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L’étiquetage en arabe de nouveau autorisé en Algérie

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 10 Janvier 2017

Depuis le début de l’année, l’étiquetage en langue arabe des produits importés est, de nouveau, officiellement permis sur le territoire national, en dehors des produits alimentaires préemballés périssables. « L’instruction a pour objet de permettre aux opérateurs économiques de réaliser l’étiquetage en langue arabe sur le territoire national au niveau de leurs locaux ou dans les installations spécialisées d’une entreprise tierce », précise l’instruction adressée aux directeurs du commerce de wilayas.

L’étiquetage en langue arabe des produits importés était réalisé dans le pays de l’exportateur. La non-application de cette mesure entraînait le renvoi de la marchandise vers le pays expéditeur. Or, comme les marchandises étaient payées à l’avance grâce au crédit documentaire, leur renvoi causait d’importantes pertes en devises. Le poids de la facture de l’étiquetage en arabe, au pays d’origine du produit d’importation, pèse particulièrement sur la trésorerie publique en cette période de crise, aura coûté à l’Algérie près de 584,175 millions d’euros en 2016, selon le ministère du Commerce. Or, poursuit le ministère cité par l’agence officielle, le coût d’étiquetage serait beaucoup moins important s’il se faisait sur le sol national, pas plus de 9 milliards de DA (soit l’équivalent de 81 millions d’euros).

La décision d’imposer l’étiquetage arabe à l’étranger a été prise en 2008 dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon.

On se rappelle que vers la fin de la même année 2008, le président de l'association algérienne des concessionnaires automobiles (AC2A) de l’époque, Med Baïri, avait évoqué le « solutionnement » du problème de la réalisation de cette opération en matière de pièces de rechange sur le sol algérien, dans les zones sous-douane des différents distributeurs, chose qui allait induire des coûts nettement inférieurs à ceux qui auraient découlé de l'étiquetage en arabe des pièces de rechange au pays d'origine des produits. Cela allait offrir une nouvelle débouchée pour la main d'œuvre algérienne, et une répercussion certaine sur les prix de vente de ces pièces de rechange qui n’allaient pas être fortement impactées.

Seulement, les services des douanées imposent, depuis un peu plus d’un an, l’étiquetage des produits importés, pièces de rechange ou autre, avant leur entrée sur le sol algérien.