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La conduite automobile durant le ramadhan:(Part III) : L’hécatombe à l’approche du f’tour

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 07 Mai 2019

En Algérie, et durant le mois sacré du Ramadan, les accidents de la circulation deviennent quasi systématiques. Notamment à l’approche de l’adhan de l’iftar (rupture du jeûne) à cause,  particulièrement, de l’empressement des automobilistes à rejoindre leurs domiciles et  l’excès de vitesse qui en découle, entreprenant une morbide course contre la montre pour prendre son «F’tour».

Du coup, la question qui se pose aujourd’hui est : Une chorba à l’heure précise vaut-elle toute une vie ?

L’algérien est de nature nerveux, et certains automobilistes, en manque de nicotine où de caféine, peuvent devenir de véritables dangers ambulants. Quand vous y ajouter un manque de sommeil causé par une consommation inhabituelle de café la nuit, et des soirées bien plus longues que d’habitude. Le résultat ne peut être que fatidique.

On se rappelle encore de l’année 2013, et durant laquelle l’Aïd El Fitr a été fêté, pour de nombreuses familles, dans le deuil, plutôt que dans la joie. Ces familles auront été marquées par la disparition d’un être cher dans un accident de la route survenu durant le mois de Ramadhan qui s’est déroulé durant la période allant du 09 Juillet au 08 Août. Près de 400 personnes avaient trouvé la mort durant le mois de Ramadan 2013 au cours duquel  l’essentiel des accidents recensés se sont produits entre 18h et 00h.

Les statistiques de la gendarmerie Nationale et de la Police pour le ramadhan 2013 étaient édifiantes. Près de 14 morts par jours, en moyenne, étaient recensés dans les accidents de la route durant cette période sacrée, alors que la moyenne annuelle était de 11 décès par jour en 2013.

Toujours selon les bilans de la gendarmerie nationale et de la police, la moyenne des accidents durant ce Ramadhan a été de plus de 124 accidents par jour, soit 11% de plus que durant le reste de l’année. Le nombre de blessés s’est établi en moyenne à 204 victimes par jour, un chiffre en augmentation de 15%.

Les statistiques révèlent que le pic journalier des accidents survient durant l’heure qui précède la rupture du jeûne ou juste après. C’est à ce moment là que l’automobiliste doit redoubler de vigilance car le corps est éprouvé, le risque de somnolence omniprésent et les réflexes beaucoup moins vifs que d’habitude.