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Le VTC, ou les taxis des temps modernes : Uber fait des émules en Algérie (Part I)

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 12 Février 2019

Yassir, Wasselni, Coursa, Tem Tem, Rekba,  Careem, Lahagni… Autant de solutions de mobilité urbaine qui ont éclos ces deux dernières années en Algérie, au grand bonheur des citadins. Les VTC, ou «taxis des temps modernes », comme diront certains en faisant allusion au mode d’utilisation, et qui consiste à télécharger une application (généralement sur Google Play ou Applestore) sur son smartphone. D’un simple clic on peut savoir si un véhicule avec chauffeur est dans la périphérie, on peut même savoir de qui il s’agit, connaître l’itinéraire le plus rapide et le tarif.

Il faut dire que la faiblesse des moyens de transport dans les grandes villes d’Algérie, la capitale particulièrement, et malgré l’entrée en activité du métro et du tramway depuis quelques années déjà, ne facilite pas la vie des gens « pressés ». Du coup, décrocher un taxi reste tout de même assez pénible durant les heures de pointe. De moins en moins aujourd’hui, et plus précisément depuis 02 ans déjà.

 

Avec la démographie galopante et le faible développement des moyens de transport public, les algériens, et particulièrement des grandes villes, la capitale spécialement, n’en finissent pas de subir les affres des déplacements urbains. Prendre un taxi relevait du luxe. De plus, il fallait s’aligner sur la direction du chauffeur de taxi, quand il ne fallait pas tout simplement se résoudre à être déposé en cours de route pour éviter les endroits encombrés, sans parler du jumelage qui s’était instauré comme une pratique incontournable. De plus, se déplacer en taxi hors des centres urbains est souvent facturé au forfait (coursa), le compteur volumétrique n’étant utilisé que pour les petits trajets. Une aberration !

L’émergence des « clandestins » aura été une aubaine pour bon nombre d’utilisateurs. Ces « taxieurs » non déclarés et qui exerçaient illégalement étaient, pour la plus part, des pères de familles en quête d’un revenu supplémentaire pour boucler leurs fins de mois, quand ce n’était pas carrément de chômeurs. Outre leur disponibilité et leurs tarifs plus raisonnables, « les clandos » ne rechignent sur aucune destination. Seulement, ce servie n’offre aucune sécurité ni assurance aux clients du fait que ces « opérateurs » ne sont ni déclarés, ni assurés. Incognito.

Les sociétés de taxi ont commencé à prendre une certaine dimension dès les années 2000, particulièrement à l’Ouest du pays et au centre. Des numéros de téléphone étaient placardés un peu partout, et le client n’était nullement gêné par la présence d’autres passagers. Sauf qu’avec cette catégorie de taxis, le compteur est activé dès que le chauffeur prend la direction du point de départ du client. Pas donné, au final.