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Total entame les travaux de construction d’une usine de Lubrifiant à Bethioua

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 20 Avril 2017

Le projet de construction d’une usine de lubrifiant en Algérie se concrétise pour Total. La pose de la première pierre donnant le coup d’envoi des travaux de construction à été effectuée, hier, par le premier ministre, Abdelmalek Sellal.  L’évènement s’est déroulé en présence du P-DG de Total, et du corps diplomatique français.

Une conférence de presse a été tenue la veille, soit mardi 18 avril, sur le site de la future usine implantée à Cheraïria (Bethioua). Pour Bernard Carbo, le directeur général de la filiale Total Lubrifiant Algérie, c’est la concrétisation d’un important projet qui se concrétise. D’un coût de 4,4 milliards de dinars, cette entité qui est implantée sur une superficie de 41 000 m2 produire 40 000 tonnes de lubrifiant, entre la gamme Total et la gamme ELF (les deux appartenant au même groupe. L’entrée en production qui était prévue pour le second semestre 2017 interviendra, finalement en Août 2018 en raison des retards qui ont émaillé le début des travaux de l’usine.

Total qui distribue 30 000 tonnes/an d’huiles moteurs en Algérie, se substituera graduellement aux importations, sachant que l’Algérie consomme 180 000 tonnes de lubrifiants/an, dont 80 000 tonnes sont importées. Cela dit, Total Lubrifiant Algérie continuera à importer les additifs, et une partie des huiles dont elle ne pourra pas disposer chez son fournisseur local qu’est la Sonatrach. Mais l’approvisionnement local en fûts, bidons et autres emballages permettra de porter le taux d’intégration à 75%.

Pas moins de 50 emplois directs seront crées avec l’entame de la production dont les capacités pourraient doubler avec l’ajout d’une seconde équipe. « Pour peu que les besoins se feront ressentir », dira Gérome Deschamps, directeur des opérations pour la zone Afrique et Moyen Orient. Celui-ci nous apprendra que le groupe Total compte 41 usine de lubrifiants à travers le monde, dont 12 sont implantées en Afrique. « L’Algérie est le 4e marché, en terme de lubrifiant, et il devenait nécessaire pour nous d’y implanter une base de production à même de répondre aux besoins locaux » ajoutera t-il, tout en restant vague sur les intentions d’exporter une partie de la production.