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14e salon automobile d'Alger

Toyota et le CDER ouvrent le débat sur le véhicule "vert"

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 23 Mars 2011
Une rencontre débat initiée conjointement par Toyota Algérie et le centre de développement des énergies renouvelables (CDER) autour de la voiture verte s’est tenue hier en fin de journée sur le stand de Subaru. Responsables de Toyota, chercheurs du CDER avec à leur tête M.Belhamel et représentants de la presse nationale ont abordé le sujet dans ses différentes facettes. Noureddine Hassaim ouvrira les débats avec deux questions qui projettent sur l’avenir : Où en sommes nous en terme de « véhicules verts » et Comment peut-on faire pour que le véhicule vert devienne réalité ?
Le premier responsable de Toyota Algérie ne manquera pas de préciser que la présence de la Prius sur le stand Toyota était une manière de sensibiliser les visiteurs sur les avancées du constructeur nippon (N°1 mondial et pionnier dans le domaine de l’hybride) en matière de véhicules propres ou « verts ».
Pour sa part, le directeur du CDER dira que demain commence aujourd’hui, et l’énergie de demain est l’énergie renouvelable. « A l’horizon 2030, 40% de l’électricité produite en Algérie sera issue de l’énergie solaire, et un véhicule comme la Prius que je trouve exceptionnelle, en ma qualité de chercheur, est le modèle indiqué pour notre pays » dira Belhamel qui précisera que la Prius (3e génération) qui fait l’objet de tests intensifs reste la référence en matière d’hybride, et le centre qu’il dirige compte beaucoup d’études à son sujet. Sa capacité à fonctionner sur le moteur électrique et de passer sur le moteur thermique lui autorise une autonomie aussi bien urbaine qu’extra urbaine.
Pour M.Belhamel, il est vrai que le gaz GPL et GNC constituent la solution idéale pour les 15 ou 20 années à venir, mais l’électricité deviendra incontournable à partir de 2030, surtout que le projet Desertic que l’Algérie vient de lancer sera entièrement opérationnel à cette période là.
Des échanges assez fructueux s’en suivirent, et la conclusion générale qui peut être tirée est que la prise de conscience quant la pollution générée par les émissions des véhicules thermiques (essence ou diesel) est aujourd’hui admise et que les réserves d’énergies fossiles se réduisent à vue d’œil, et que seul l’énergie électrique est envisagée pour l’avenir. Notre pays n’y échappera certainement pas.