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Assurances automobiles en AlgérieUn marché juteux !
Publié le : 01 Février 2012
La branche automobile continue à dominer le marché des assurances dans notre pays. Avec une part de 50 % dans la production totale, la branche automobile est tout simplement essentielle pour l’activité des compagnies d’assurances en Algérie. En 2011, le chiffre d’affaires global réalisé par les 20 compagnies d’assurance activant dans notre pays est estimé à 86,1 milliards, en progression de 6 % par rapport à 2010. Plus de 43 milliards de dinars représentent donc la production de l’assurance automobile en Algérie. Les compagnies se plaignent pourtant de cette branche. M. Amara Latrous, président de l’Union des assureurs et des réassureurs (UAR) a déclaré récemment sur les ondes de la radio chaîne 3 que le risque obligatoire automobile (la responsabilité civile) est « déficitaire depuis longtemps ». Les dirigeants des compagnies d’assurance profitent de ce déficit bien réel pour revendiquer une augmentation des tarifs, omettant de signaler au passage que la branche automobile prise dans son ensemble est bénéficiaire et même très largement bénéficiaire. Selon les chiffres rendus publics par M. Amara Latrous, les compagnies ont payé en 2001, près de 36 milliards de dinars en règlement de sinistres dont 80 % sont versés au titre de la branche automobile, soit 28.8 milliard de dinars. Une simple soustraction entre le chiffre d'affaire réalisé par la branche automobile des assurances et le montant remboursé aux clients dans le cadre des sinistres, montre que les compagnies d'assurance se retrouvent avec une marge de 14,25 milliards de dinars. Ce qui représente plus de 33% du chiffre d'affaire. Dans le monde des affaires, une marge d’exploitation de 33% est loin d’être négligeable. Pour beaucoup d’industriels c’est même une « très grosse marge ». Il est clair que l’essentiel de l’activité des compagnies d’assurance en Algérie ainsi que leur résultat d’exploitation provient de la branche automobile. Elles ne pourraient tout simplement pas survivre sans cette manne financière. D’ailleurs des compagnies multinationales ne s’y sont pas trompées. La dernière arrivée dans notre pays, AXA, a commencé ses activités avec le seul produit d’assurance automobile. Et avec tout ça, les compagnies continuent à maltraiter le client-automobiliste. Les assurés continuent à vivre le calvaire pour récupérer leur indemnisation après un sinistre. La fameuse convention IDA qui devait limiter les délais d’indemnisation à soixante jours (ce qui est long) n’est toujours pas appliquée scrupuleusement. De nombreux cas de dépassement de délai sont toujours signalés. De même ces compagnies qui réalisent un bénéfice conséquent avec la branche automobile ne s’impliquent pas dans la sécurité routière par exemple. |
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