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Les joint-ventures pour relancer l’industrie

Publié le : 15 Mars 2009
En décembre 1981, Pékin autorise les constructeurs étrangers à s’installer en Chine, mais uniquement à travers les joint-ventures.
Pour rappel, un constructeur étranger ne peut être propriétaire de plus de 50% d’un constructeur Chinois. La joint-venture est obligatoire et un constructeur étranger ne peut avoir des joint-ventures avec plus de deux constructeurs différents.
La China National Automotive Industry Corporation a été crée pour séduire d’éventuels partenaires étrangers et encadrer la construction automobile Chinoise. Ce n’est qu’en 1980 que le Japonais Toyota obtient le droit d’ouvrir une représentation officielle.
Dans les années 80, les importations du Japon sont plafonnées à 5 300 unités annuelles, et Toyota détenait 34% du marché, dont la moitié des Crown.  En Juin 1982, Volkswagen signe un accord pour la production d’un lot de 100 Santana en collaboration avec SATIC, et les premières unités sortiront de l’usine en mars 1985. Et alors que beaucoup se détournent de la Chine, Volkswagen met le paquet. En mai 1988, un accord est passé avec Hong Qi concernant la production d’Audi 100 et 200.
Puis en février 1991, FAW-VW nait, afin de produire des Jetta. En mars 1985, c’est au tour de Peugeot de parapher un accord avec un fabricant de bus, Guangzhou, basé à Canton. Guangzhou-Peugeot assemble des 504 et 505 en CKD à partir de 1987. Cette dernière passe pour la première faillite d’une joint-venture. 
En 1987, la production Chinoise était de 20 865 unités. L’année suivante, elle était passée à 36 798 unités. Cela restait minuscule à l’échelle du pays, d’où la nécessité de produire des voitures «populaires».
La Chine va réutiliser la technique qui consiste à se procurer un véhicule étranger, le démonter, en copier les pièces et créer un véhicule “made in China”. En 1993, la production passe à 225 168 unités en 1993.
La Chine entre, dès lors, dans la ligne de mire des constructeurs occidentaux. La France est l’une des premières à réaliser le potentiel du marché Chinois. Malgré le naufrage de Guangzhou-Peugeot, PSA s’associe avec Second Automobile Works (bientôt rebaptisée DongFeng) pour fonder la joint-venture Shenlong Automobile, le 18 mai 1992. En septembre, les premières ZX (renommées Fukang et qui signifie santé, prospérité) sortent de l’usine.
En 2002, la société prend le nom de DongFeng-Citroën et l’année suivante, la 100 000e voiture sort de chaine. D’autres grands constructeurs suivront (GM, Ford, Chrysler…). Great Wall s’appelait à l’origine Baoding. La firme était spécialisée dans le machinisme agricole.
En 2002, Great Wall se lance dans l’automobile avec le SUV Sing, pour sortir sa première citadine en 2007, la controversée Peri.
Les constructeurs premium ne sont pas restés longtemps insensibles aux charmes de la Chine. En mai 2003, BMW passe un accord avec Brilliance et une joint-venture est fondée.
Le 20 mai 2004, les premières 325i sortent de l’usine de Shenyang, dans le Liaoning (près de la frontière Nord-coréenne.) Elles sont vite rejointes par des 318i et des séries 5 allongées. La série 1 et la série 3 reliftée devaient apparaitre fin 2008.

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