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Connaissez-vous les vices cachés ?
Publié le : 15 Septembre 2008
Acheter une voiture neuve peut passer pour un grand évènement chez la?majorité des familles algériennes, tant le véhicule est devenu carrément, par la force des choses, une?nécessité à laquelle on aspire dès qu’on accède à la vie professionnelle. Autrefois, c’était juste un luxe ! Mais parfois le rêve peut très vite se transformer en cauchemar, à cause d’une panne subite dont la réparation coûte les yeux de la tête.
Avec l’achat d’un véhicule c’est : bonjour les dépenses! Assurance, vignette, révisions et changement de pièces d’usure (plaquettes de frein, pneus, bougies, balais d’essuis glace, courroies et chaîne de distribution) les premières années. Ensuite viennent les pièces un peu plus « lourdes » comme les amortisseurs, le kit d’embrayage, la segmentation et son joint de culasse, les injecteurs, la batterie… Mais dans l’esprit général, acheter un véhicule neuf c’est aussi être couvert par une garantie qui est, désormais, limitée à deux ans ou 50 000 km. On se croit, dès lors, à l’abri des mauvaises surprises, mais il arrive qu’on soit réveillé par la dure réalité au premier véritable pépin. Cela peut survenir parce qu’on a été négligeant avec son véhicule et qu’on n’a pas respecté les indications portées sur le carnet d’entretien (non respect des périodes de révision ou de changement des pièces d’usure), parce qu’on voulu suréquiper notre voiture en accessoires (alarmes, autoradio, lecteur DVD, radar de recul…) et qu’on s’est adressé au premier garage du coin, ou tout simplement parce qu’on a eu la malchance de tomber sur une voiture qui avait un vice caché, lequel vice ne s’est révélé que plus tard. Et c’est généralement lorsqu’on dépasse la période de garantie que ces défaillances se manifestent. Et sur les véhicules modernes où on a des équipements de sécurité et de confort à vous donner des ailes, le moindre remplacement peut devenir ruinant. Il faut savoir que le confort à un prix, ou plutôt un double prix : un premier pour y accéder, et un second pour le conserver. Beaucoup d’automobilistes ignorent le prix des équipements de leur voiture. Ils auraient peut-être plus petit s’ils savaient qu’en cas de panne ils pourraient payer quinze ou vingt millions de centimes. C’est sûr, çà ne fait plaisir à personne d’apprendre qu’il faut qu’il réparer l’ABS à 50 000 dinars ; mais quand il s’agit de 200 000 dinars çà devient une catastrophe. Beaucoup d’automobilistes au budget serré préfèreraient une clim manuelle qui se répare à 40 000 dinars à une clim régulée, qui en cas de panne peut occasionner une dépense de plus de 100 000 dinars. Souvent, chez le même constructeur peut coûter trois fois plus cher selon qu’il s’agit d’une petite citadine ou d’une compacte. L’importance des sommes exigées pour ces réparations crée des situations conflictuelles. Ainsi on voit souvent des personnes qui s’emportent dans les services après-vente quand ils voient le devis. Garantie et protection du consommateur sont invoquées. Nombreux sont les cas de litiges de ce genre rencontrés par des clients chez différents concessionnaires, rares sont les personnes qui ont décidé d’aller jusqu’au bout en recourant aux tribunaux. Certains réussissent à trouver un écho favorable, alors que d’autres, malchanceux, finissent par abdiquer en s’en allant régler la facture (salée). Les notions de vice caché et de client varient d’un concessionnaire à un autre, d’un constructeur à un autre. Des défauts latents Il arrive que des défauts de fabrication d’une pièce mettent du temps à se manifester (rompre). Cela s’appelle le vice caché. Si cela survient durant la deux ans (ou 50 000 km) de la garantie on peut s’estimer heureux. Mais quand cela arrive juste après… Les véhicules d’aujourd’hui sont de plus en plus envahis par l’électronique embarquée. Cartes mères, calculateurs, capteurs, micro processeurs et bien d’autres composants prennent de plus en plus de place et d’importance dans les véhicules d’aujourd’hui. On les veut plus sécurisants et confortables, mais ils deviennent, aussi, moins fiables. Du moins comparativement avec les voitures d’il y a 20 ans et plus. Au moins, leurs pannes ne coûtaient pas aussi cher. Mais concrètement, qu’est ce qui définit la différence entre une usure normale et une usure anormale ? C’est la durée de vie initiale qu’une pièce ou un organe est sensé assurer avant d’être remplacé. C’est ce qui fait la différence entre le « consommable » et le « durable ». L’inépuisable n’existe plus. Autrement certaines usines et bon nombre d’équipementiers mettraient la clé sous le paillasson. Mais il se trouve que la réglementation algérienne ne prémunis le consommateur contre ce genre de risques. Cela va venir, comme c’est arrivé avec la garantie, l’obligation de disposer d’un service après vente et un tas d’autres éléments contractuels qui sont sensés protéger le client algérien, comme c’est le cas pour les consommateurs de la rive d’en face et du reste du monde. A savoir quand. Peut être avec l’ouverture du laboratoire national d’homologation (automobile et pièces de rechange). En attendant, il faut espérer que cela n’arrive qu’aux autres. En fait, si les différents constructeurs invoquent les conditions difficiles du roulage en Algérie (qualité des routes et du carburant) et le peu d’intérêt qu’accorde l’automobiliste à l’entretien de son véhicule pour offrir des garanties de moindre durée que celles offertes en Europe ou ailleurs, ils se retournent aussi vers ces mêmes raisons pour justifier des défections qui ne devraient pas avoir lieu. Le problème du consommateur algérien est que, d’un côté il ignore ses obligations pour profiter pleinement de sa garantie et la couverture à laquelle il a droit, il est de ce fait vite évacué lorsqu’il s’agit d’un gros « bobo », d’un autre côté il se retrouve seul face à une administration bien organisée et, surtout, préparée pour faire face à ce genre d’incidents. La durée d’une procédure civile décourage les plus tenaces à recourir à la Justice. Aucun distributeur ne mettra sur son carnet de garantie la durée de vie d’un amortisseur, d’un disque d’embrayage, d’un mécanisme de commande du verrouillage centralisé ou des Du moins pas en Algérie, surtout qu’il n’existe pas de spécialiste à même d’expertiser un organe et dire si son usure est normale ou anormale. Ceci d’autant que le consommateur algérien n’est pas organisé en association pour défendre ses droits. Factures salées Dans de nombreux cas dont nous avons eu écho, le règlement de ce genre de situations s’effectue selon le type de clientèle. Un client fidèle qui effectue l’entretien de son véhicule chez le concessionnaire ou dans le réseau, surtout s’il y renouvelle ses voitures, a plus de chances de se faire entendre. Il n’y a pas très longtemps, la propriétaire d’un 4x4 de luxe d’une marque européenne, véhicule acquis en Algérie en 2004 et cliente régulière du service après vente s’est retrouvée obligée de s’acquitter de 160 000 DA pour le remplacement de la commande du verrouillage centralisé (la facture englobait également la vidange et des plaquettes de frein). La facture de la défaillance électronique d’un organe sensé être fonctionnel bien plus longtemps que les quatre années d’utilisation a été supportée par le seul client, alors qu’ailleurs les frais auraient été partagés quand ils ne sont pas entièrement pris en charge par le constructeur ou son concessionnaire. Un autre cas a été signalé chez un distributeur d’une marque japonaise où la direction électrique à assistance variable a rendu l’âme au bout de 15 000 km. Il faut dire qu’il n’est pas courrant d’apprendre qu’une direction assistée rende l’âme, encore moins à un aussi faible kilométrage. Le malheur du propriétaire de la polyvalente (segment B) est que son véhicule était hors période de garantie depuis 06 mois. Quelle n’a été sa surprise d’apprendre que la colonne de direction qui devait être totalement changée coûtait la bagatelle de 190 000 DA en TTC. Il se trouve que son véhicule était doté d’une direction tout ce qu’il y a de plus moderne et d’indiqué pour le confort du conducteur et la réduction de la consommation du carburant. Et on ne peut pas s’imaginer qu’un système récent, sur lequel des milliers d’heures (et des millions de km) de tests ont été effectués pour prouver sa fiabilité puisse casser aussi vite. Le client algérien lésé On est tout aussi surpris lorsqu’on découvre la complexité de l’équipement, et sa cherté aussi. Mais, bon. Par chance, les responsables de la marque (japonaise) ont examiné de plus près son cas (en vérifiant que l’ensemble de entretiens du véhicules ont été effectué dans le réseau et aux périodes indiquées, factures à l’appui) pour décider de prendre en charge le remplacement de la pièce défectueuse. Cela n’arrive, malheureusement, pas souvent, surtout si la maison- mère refuse de prendre en charge le remboursement et que le concessionnaire doive l’assumer tout seul. Il n’y a pas de raison que ces constructeurs ne protègent pas de la même manière le client algérien comme ils le feraient (par obligation) pour le client de leur pays d’origine. Le distributeur d’une marque européenne a eu toutes les peines du monde à convaincre le constructeur de prendre en charge 50% de la valeur du remplacement de turbocompresseurs qui cassaient quelques temps après la fin de la période de garantie. Finalement les clients ont pu faire réparer moyennant 50% de la facture qui dans ce cas s’élevait à plus de 150 000 dinars. Dans certains cas, la prise en charge est automatique car le constructeur a reconnu officiellement (même si l’information n’a pas été diffusée chez nous) l’existence d’un vice caché. Dans le cas d’un 4x4 de luxe, le concessionnaire procède automatiquement au remplacement du répartiteur de couple dès que la panne se déclare. Sur un autre véhicule dont la pompe de réservoir, fabriquée par un grand équipementier, a tendance à lâcher dès les 10 000 km, le concessionnaire procède à l’échange dès qu’un véhicule arrive en panne (donc remorqué) au service après vente. Aujourd’hui, les nouvelles technologies comme l’Internet permettent d’accéder à des informations sur les rappels qui se font à l’étranger et sur les vices cachés des véhicules. En Algérie, il n’existe pas de spécialiste à même d’expertiser un organe et de dire si son usure est normale ou anormale. Ceci d’autant que le consommateur algérien n’est pas organisé en association pour défendre ses droits. PRIX DE QUELQUES EQUIPEMENTS
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