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BNParis va absorber Cetelem

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 03 Mai 2009
Cetelem Algérie n'existera bientôt plus. Ses activités en tant qu’entité devront s’arrêter dans les jours à venir en raison des problèmes de liquidités rencontrées depuis quelques mois, et qui ont énormément affecté son évolution. Selon nos informations, le numéro un européen du crédit à la consommation a décidé de mettre fin à l'existence Cetelem El Djazaïr, dont les activités seront intégrées au sein de la banque mère, BNP Paribas El Djazaïr, filiale algérienne du groupe bancaire français BNP Paribas. La décision de Cetelem de quitter l'Algérie après y avoir réalisé des chiffres records en peu de temps, serait liée au recul du marché du crédit à la consommation. Un recul « imputé » à la décision du gouvernement de limiter l'accès des banques et établissements financiers privés (étrangers) au marché bancaire. Les banques publiques ont reçu instruction de ne plus prêter d’argent aux banques et établissements financiers privés. Ces derniers se sont retrouvés asphyxiés et incapables de mobiliser les ressources financières nécessaires pour poursuivre leur développement.
Le durcissement des conditions d'accès au marché bancaire pour se faire financer a fin par contraindre Cetelem à revoir ses critères d'octroi des crédits à la consommation, mais cela n'a pas suffit.
Cetelem qui a entamé ses activités en Algérie en 2006 a largement profité du développement spectaculaire du crédit à la consommation et du crédit véhicule jusqu’à la fin 2008. Il faut dire que les critiques sévères du premier ministre à l’égard du crédit à la consommation, en le considérant dangereux pour l'économie nationale et bénéfique pour les étrangers, a été relayé par l’ire du président de la République qui a dénoncé le fait que le crédit à la consommation profite essentiellement à financer l'acquisition de produits étrangers. On estime que le crédit à la consommation, tel que conçu aujourd’hui, finance en dinars algérien l'acquisition de produits importés en devises, et c’est en devises que sont transférés les bénéfices vers les pays d’origine de ces entités. Si El Baraka reste la seule institution financière à maintenir le cap c’est en raison de son statut de banque disposant d’un département chargé du crédit à la consommation, permettant, ainsi, la circulation des liquidités de la banque (issues des dépôts divers) entre les différents services, ce qui n’est pas le cas de BNP Paribas avec Cetelem. L’affaire Khalifa a fait en sorte que l’Etat n’autorise plus ce genre de transactions.
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