Equipements de série : 6ABG, ABS, ESP, ASR, ACA, DA, VCP/CAD, radio 6CD/CAV, RLV, BDT, RR
Yéti, un nom qui évoque l’abominable homme des neiges de Tintin. C’était drôle de le découvrir, trônant sur le stand Skoda, lors du salon automobile d’Alger en Octobre 2009. Il attirait bien des curieux. Dont nous. L’occasion de le découvrir un peu plus dans le détail ne pouvait nous échapper, même si cela devait se faire au volant d’une version essence alors que le distributeur de la marque en Algérie, Sovac, annonce le Yeti diesel pour Septembre. A première vue, le Yéti apparaît tel un Crossover, un peu à mi-chemin entre un break de chasse, un monospace et un SUV. C’est un peu la tendance de l’heure avec un gabarit qui dépasse de peu les 4,2 m de long. Certes, ses dimensions sont compactes, mais le Yéti en impose avec ses contours taillés à la serpe, mais également ses projecteurs agressifs, doublés d’antibrouillards ronds et imposants qui donnent une certaine originalité au modèle. Avec ses formes rectangulaires et son look extravagant, on peut soit aimer le Yéti, soit le détester, mais on ne peut renier son caractère assez particulier qui rappelle tantôt la Mini avec son toit plat, sa ligne de caisse haute et son pourtour vitré ; tantôt un Free Lander en plus petit. Une fois à l’intérieur, on découvre un habitacle qui respecte les standards de la marque avec une qualité de finition sans reproches, des matériaux de bonne facture et une ergonomie sans très appréciable. Sa conception cubique dégage suffisamment d’espace pour accueillir cinq adultes tout en leur procurant l’espace aux jambes et la garde au toit qui conviennent. L’assise reste confortable et la position de conduite, légèrement plus relevée que sur une berline, offre une bonne visibilité sur la route. Une visibilité appuyée par un large pare brise qui accroit le champ de vision. Notre modèle d’essai qui reçoit une transmission intégrale est animé par un bloc essence 1.8 TSI de 160 ch. Un moteur qu’on avait habitude de croiser sur des Audi et autres Seat aux allures sportives. Son couple de 250 Nm, disponible entre 1.500 et 4.500 tr/min, donne bien des idées. Un couple qui descend très bas dans les régimes, au point de nous faire oublier qu’il s’agit d’un moteur essence. Doubler, même à bas régime, ou arpenter une côte ne requiert pas de gros effort, et le 1.8 TSI ne nous a presque jamais donné l’impression d’être essoufflé. Bien au contraire, sa boite de vitesse à six rapports, plutôt longs, est parfaitement étagée et forme, avec le bloc motopropulseur, un ensemble très homogène. Souple, silencieux et très vivace, ce bloc turbocompressé sait changer de tempérament lorsqu’on le sollicite. Ce quatre cylindres peut propulser le véhicule à des vitesses vertigineuses, pouvant atteindre une pointe de 210 km/h, alors qu’il lui faut 8,4 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. La combinaison train avant-direction assistée donne au véhicule une bonne précision. Sa conduite, tout au long des quelques 400 km d’essai, aura été un réel plaisir. Sa suspension, plutôt souple, agrémente le confort à bord, malgré un léger roulis à mettre sur le compte du débattement des trains avant et arrière. Muni de quatre freins à disque, le Yéti freine correctement sur tout type de chaussée. Mieux encore, notre Yéti donne l’impression de coller à la route. Outre sa monte pneumatique (215/50 R17), sa transmission intégrale est pour beaucoup dans cette « fusion » avec le bitume. Sa transmission intégrale est composée d’un embrayage (de type Haldex) à commande électro-hydraulique accolé au pont arrière, et qui régule le pourcentage de couple à envoyer aux roues postérieures. Sur routes sèches, 96 % du couple moteur est envoyé aux roues avant. Mais si la situation l’exige, cette valeur peut basculer et jusqu’à 90 % du couple se voit alors transmis aux roues arrières. Un bouton de commande Offroad est implanté sur la console, et une simple pression dessus modifie les paramètres des aides électroniques ainsi que la réponse à l’accélérateur. L’assistance au démarrage en côte retient la voiture plus longtemps et aide également à la descente, en limitant la vitesse de la voiture dès que le conducteur lâche les pédales. Un gadget très opportun pour le centre ville avec ses multiples côtes et autres descente, mais peu efficace en hors piste. Disponible en une seule finition, le Yéti propose les antibrouillards, la climatisation automatique bi-zone, les sièges avant réglables en hauteur, les vitres teintées, les accoudoirs centraux, le pack électrique avec rétroviseurs rabattables, le verrouillage centralisé avec commande au volant, une radio avec chargeur 6 Cd et commandes au volant, des barres de toit, l’allumage automatique des feux et le détecter de pluie, le régulateur-limitateur de vitesse, des jantes en aluminium de 17’ et un ordinateur de bord. En terme de sécurité active, on retrouve 6 ABG, l’ABS, l’ESP, l’ASR, l’aide au stationnement, l’assistance au démarrage en côte et à la descente et les feux antibrouillard. On ne connait pas encore le prix du Yéti dans sa motorisation essence 1.8 TSI/160 ch, mais le bloc diesel 2.0 TDI/140 ch est annoncé à 2 600 000 DA. Ce premier et bref essai nous aura permis d’apprécier le comportement du véhicule et son niveau de confort. Forcément ferme, la suspension maîtrise bien les mouvements de caisse. Le bloc 1.8 TSI reste raisonnablement gourmand, selon le type de conduite qu’on adopte, enregistrant une moyenne de 9,5 litres/100 km. Hors bitume, le Yeti se comporte honorablement, mais se cantonnera principalement au tout chemin, pour ne pas prétendre s’aventurer sur tous les terrains.
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