Essai

Essai du Suzuki APV 1.6 BVA/107 ch Luxe

L’idéal pour le transport urbain

Auteur : AZIEZ Brahim
Publié le : 15 Avril 2010
Fiche technique :
Moteur  :
Essence 4 cylindres, 16 soupapes
Cylindrée  :
1590 cc
Alimentation  :
Injection multipoint
Puissance dynamique max  :
92 ch à 5750
Couple max  :
127 Nm à 4500 tr/mn
Boite de vitesse  :
Automatique à 4 rapports
Transmission  :
Aux roues arrière (Propulsion)
Dimensions (L/l/h)  :
4,23 m/1,655 m/1,865 m
Empattement  :
2,625 m
Voie avant/arrière  :
1,435 m
Garde au sol  :
18 cm
Vitesse max  :
150 km/h
Poids à vide :
1270 kg
Capacité du réservoir  :
46 litres
Consommation moyenne  :
8 litres/100 km
Dimensions pneumatiques  :
185/80 R14
Equipements de série  :
2ABG, DA, AC, VCP/CAD, LVEAv/Ar, DA, RCD/K7, JA 14’, FAB
Prix  :
1 550 000 DA

Lancé en 2004, l’APV cher à Suzuki est arrivé en Algérie il y a moins de trois ans. Peu connu du consommateur algérien, il entend se faire une place et s’affirmer comme une alternative aux produits chinois et coréens.

Commercialisée par Elsecom Automobiles depuis moins de deux ans, la marque japonaise, Suzuki, ne cesse d’élargir sa gamme, complétée depuis quelques mois par l’arrivée de l’APV dans ses versions tôlée, à benne et vitrée. 

 

C’est cette dernière qui a été mise à notre disposition pour des essais qui nous tenaient vraiment à cœur. Et pour cause, ce type de véhicules a envahi nos campagnes et nos villages, ces dernières années, où des modèles coréens et chinois sont utilisés comme moyen de transport de… voyageurs. Même l’Etusa (ex-RSTA), qui aurait acquis quelques unités récemment, recourt à ce genre de moyens de transport sur certaines lignes de l’algérois (place du 1er Mai-Ben Aknou, ou Rue didouche Mourad-Ben Aknoun).

Et pour avoir déjà essayé des mini Van chinois, nous voulions absolument découvrir le mini Van japonais.

Doté d’un look plutôt carré, style « Manga », et d’un gabarit moyen (intermédiaire entre un fourgon et un mini Van), le Suzuki APV s’avère nettement plus grand que ses rivaux directs, même si de loin il n’en donne pas l’air avec ses 4,23 m de long et 1,655 m de large. Plutôt racé avec des lignes droites, son capot court et ses feux proéminents, à l’avant comme à l’arrière, il dégage une certaine impression de robustesse et d’assurance. 

Le Suzuki APV se distingue par une hauteur de caisse digne des grands fourgons (1,865 m de haut), et sa grade au sol du niveau d’un SUV (18 cm). Voyager à son bord peut s’assimiler à un voyage en bus.

A l’intérieur l’habitacle a été conçu pour recevoir six adultes, voir sept, en toute quiétude. 

La version standard peut accueillir jusqu’à huit personnes. Dans un confort un peu moindre, cela s’entend, les accoudoirs de sièges n’étant pas prévus.

Le conducteur et son passager avant sont confortablement installés, même si la garde au toit est réduite du fait de l’implantation du moteur sous le siège passager. Fidèles à la tradition nippone, les plastics sont omniprésents, mais les finitions sont assez correctes.

Volant réglable en hauteur, sièges bien moelleux et accoudoir, tout parait bon pour prendre la route. Premier couac : les pédales de frein et d’accélérateur se trouvent dans un espace très réduit, en raison du large passage de roue à gauche et du tunnel de transmission au centre qui grignotent des centimètres. Du coup, on a du mal à trouver où mettre le pied gauche qui reste inactif tout au long du trajet.

L’APV est animé par un moteur essence de 1,6 litre qui développe 92 ch (à 5700 tr/mn) pour un couple de 127 Nm à 4500 trmn. Sur la version Luxe qui nous a été prêtée, il est couplé à une boite de vitesses automatique à 4  rapports. 

On met le contact et le levier sur D (Drive) en relâchant le frein à main. Le véhicule démarre en trombe dès la première impulsion. On est comme propulsé dès qu’on met (légèrement) le pied sur l’accélérateur. Pour la précision, l’APV est doté d’une transmission aux roues arrière (une propulsion). Cela n’explique, toute fois, pas le démarrage en trombe qui s’est avéré incommodant dans certaines circonstances. Comme lorsqu’il fallait se garer et que a marché arrière a failli nous jouer des tours. En consultant la fiche technique et son couple moteur, on comprend (plus ou moins) cette réactivité.

Sa position de conduite, haut perchée, donne une vue parfait sur la route, et la position de son volant (incliné vers l’avant) nous donne l’impression de conduire un fourgon. 

En ville, sa conduite s’avère très aisée, et une pensée aux conducteurs de transports en commun (ou de personnel) nous rappelle l’inconfort de la boite de vitesses manuelle dans les parcours urbains. En abordant les descentes, comme celle du Boulevard Bobyllot, le véhicule semblait s’emballer, et le recours à la position « 2 » s’est imposé comme alternative aux freinages répétés. En remontant le boulevard Mohamed V on est surpris par la sonorité du moteur qui envahit la cabine lorsqu’on accélère à fond pour prendre de l’élan. 

Maniable et plutôt précis, l’APV a toute fois du mal à se trouver des places à son gabarit pour le stationnement. Sa direction assistée facilite les manœuvres, fort heureusement.

En prenant la route vers Tipaza, on lui découvre quelques qualités, comme une tenue de route rassurante, un moteur très vif et qui profite d’un bouton au niveau du levier de vitesse (booster) pour augmenter le couple lors des dépassements, ou encore une insonorisation qui plait aux passagers à l’arrière. Mais pas au conducteur qui commence à être agacé par le bruit du moteur. Celui-ci devient présent lors des montées en régime, et plus encore à partir des 3000 tr/mn. La prise de roulis qui se fait sentir dans les virages prononcés nous inquiète dans les premiers kilomètres, surtout que le centre de gravité est plutôt haut, mais la tenue de route du véhicule fini par nous rassurer et on s’y fait à la longue.

A vide, l’APV accuse quelques mouvements de caisse dû, essentiellement, à sa garde au sol élevée et le débattement de sa suspension. Mais une fois le véhicule chargé à moitié, cela se transforme en une suspension assez confortable pour les passagers.

Faute de transporter des voyageurs, nous nous sommes amusés à jouer au transport scolaire  deux jours durant. Qu’elle ne fut la joie des bambins d’embarquer à bord, de circuler entre les deux rangées et 

Côté consommation, et à défaut d’un ordinateur de bord, nous avons estimé la moyenne, au bout de plus de 200 km d’essai, à prés de 8 litres aux 100 km.

Notre modèle d’essai qui est doté de deux airbags frontaux, la clim., la direction assistée, le volant réglable en hauteur, une radio CD/ cassette, le verrouillage centralisé avec commande à distance, les vitres et rétroviseurs électriques, des jantes 14’ en aluminium et des feux antibrouillard coûte 1 550 000 DA en toutes taxes comprises. 

La version intermédiaire avec la boite automatique (manuelle à 5 rapports) et les deux sièges indépendants sur la deuxième rangée (remplacés par une banquette à trois places) en moins est proposée à 1 430 000 DA.


 

Commentaires 

 
#4 SM AIL NETTOUR 26-07-2012 13:59
REPOND MOI SUR SUZUKI APV OU JE POURAI TROUVER LES PCES E RECHANGE JOINT DE CULASSE ET LA CHAINE DE DISTRIBUTION REF/103RU25
VEUILLEZ M/ORIENTER SVP
 
 
#3 SM AIL NETTOUR 24-07-2012 16:54
bon jour jai achete cette voiture suzuki apv serie 2009 mais maintenant je suis en panne avec le joint de culasse et la chaine de distribution. Est ce que vous pouvez me guider ou je peux trouver ces pieces merci
note: jai contacte la maison a alger mais pas de repnse.....ORIENTER MOI SVP
 
 
#2 daoudi abdesselam 09-07-2011 09:27
je cherche le prix de cette véhicule
 
 
#1 kader 02-12-2010 22:09
est ce que un véhicule japonnaise