Essai

Impreza Sedan 1.5 (107 ch)

La berline des extrêmes

Auteur : AZIEZ Brahim
Publié le : 09 Mai 2009
Moteur :
Boxer essence 4 cylindres à plat, 16 soupapes, 2 arbres à came en tête
Cylindrée :
1498 cc
Alimentation :
injection électronique multipoint
Puissance fiscale :
7 ch
Puissance dynamique max :
107 ch à 6000 tr/mn
Couple max :
142 Nm à 3200 tr/mn
Transmission :
intégrale permanente symétrique AWD
Boite de vitesses :
manuelle à 5 rapports+marche arrière
Dimensions (longueur/largeur/hauteur) :
4,58 m/1,74 m/1,475 m
Empattement :
2,62 (2,53)
Voie avant/arrière :
1,505 m/1,510 m
Garde au sol :
15,5 cm
Volume du coffre :
320 litres
Poids :
1360 kg
Vitesse max :
175 km/h
Capacité du réservoir :
60 litres
Consommation (mixte) :
9,5 litres/100 km
Dimensions pneumatiques :
195/65 R15
Equipements de série :
2ABG, ABS, ACA, DA, LVEAv/Ar, RE, VCPCAD, mini chaîne 6CD
Prix :
1 690 000 DA
L’Impreza 3e génération est là. Toyota Algérie qui a repris la distribution de Subaru, veut redonner à la marque japonaise son véritable statut. Plusieurs véhicules sont proposés aux essais (presse et grand public) pour faire apprécier aux plus réticents la sensation d’être au volant d’une Subaru.
L’ancienne Impreza traînait cette image de sobriété particulière qui n’attirait que les puristes. On se rappelle même, lors de l’essai de l’ancien modèle, que les automobilistes que nous croisions pensaient qu’on était au volant d’une coréenne, voir une chinoise.
Aujourd’hui le mal est réparé, à en juger par la ligne de la nouvelle Impreza. A croire que Subaru entend brasser plus large.
Le modèle qui a fait la renommée du constructeur nippon à travers ses nombreuses victoires en championnat du monde WRC se décline, désormais, en deux versions : le traditionnel tri-corps et le hatch back.
Pour notre part, nous avons opté, dans un premier temps, d’essayer la version Sedan pour l’avoir déjà essayée dans sa précédente mouture. Histoire d’apprécier l’évolution des générations, si évolution il y a. Et, en réalité, il y en a, elles sont même nombreuses.
A commencer par sa ligne qui rompt complètement avec sa devancière. La nouvelle Impreza est bien plus belle, plus homogène et mieux proportionnée que l’ancienne. Rien à dire là-dessus. Les nouveaux boucliers, avant et arrière, s’intègrent parfaitement à la ligne générale, avec des lignes de caisse montantes qui vont d’une partie des ailes avant jusqu’aux pointes des optiques arrière.
A signaler que les dessins des optiques (avant et arrière) ont totalement changé pour adopter des formes étirées, plus modernes.
La nouvelle Ipreza s’est aggrandie par rapport à sa devancière. Elle est de 9 cm plus longue (4,58 m), de 5 cm plus large (1,79 m/) et de 3,5 cm plus haute. Même au niveau de l’empattement elle a pris 9 cm de plus (2,62 m), ce qui ne manque pas de profiter aux passagers à l’arrière qui disposent, désormais, d’un habitacle plus spacieux.
Notre première surprise a été au moment d’ouvrir la portière avant. C’est avec beaucoup de désagrément qu’on a découvert l’apparition de cadres métalliques, alors que sur l’ancienne version ils n’existaient pas. Une des particularités de l’Impreza a été abandonnée au grand dam des fans de la marque aux six étoiles.
En accédant à l’intérieur du véhicule qui a été mis à notre disposition pour tout un week end, on a découvert un habitacle en hausse sur tous les points : espace, qualité des matériaux, confort, assemblage et niveau des finitions. 
L’assise s’est révélée très confortable à la faveur de sièges avant bien enveloppants.
Le réglage en profondeur et en hauteur du volant et du siège conducteur permettent d’avoir la position de conduite qui convient à tous les gabarits.
Planche de bord harmonieusement équilibrée et bien dessinée, se distingue par une forme d’ailes d’oiseau qui se rejoignent sur la partie basse de la console centrale. Une forme mise en valeur par des inserts en chrome discrets mais bien valorisés. Son volant gainé cuir avec des commandes de l’auto radio insérés sur l’une des trois branches révèle l’esprit sportif du véhicule. Encore faut-il garder la porte fermée…
On s’installe pour effectuer tous les réglages et on rencontre un petit couac en ajustant le rétroviseur central. Celui-ci qui est implanté en plein milieu du pare brise ne nous permet pas d’avoir une bonne visibilité sur l’arrière, surtout que l’inclinaison de la plage arrière réduit considérablement  le champ de vision.
Le plus petit bloc que proposait Subaru sur l’ancienne Impreza était le 1.6 de 94 ch. Aujourd’hui, il est question d’un plus petit bloc, le 1.5 de la même conception, c'est-à-dire Boxer 4 cylindres à plat et double arbre à came en tête, mais avant un gain de 13 ch en puissance pour atteindre les 107 ch. Un peu juste pour une caisse qui pèse 1360 kg pour un couple de 142 Nm (à 3200 tr/mn) seulement, et on le ressent dans les circuits urbains où on n’a pas vraiment l’occasion de donner plein régime aux trois premiers rapports. Pas d’à coups, des accélérations linéaires et une sonorité très douce. Tels sont les particularités du moteur Boxer qui reste très discret à bas régime.
Mais sur ligne droite, le 4 cylindres à plat donne toute l’expression à un caractère survolté, et se conduit comme il se doit au-delà des 4500 tr/mn. La sonorité du moteur se fait plus envoutante aux alentours des 6000 tr/mn. La vitesse maximale n’a, par contre, pas évolué et se situe à 175 km/h. Mais on a vite fait de les atteindre si on appuie bien sur l’accélérateur.
C’est en l’essayant sur les routes endommagées qu’on a le plus apprécié ses qualités routières. Comme si elle était faite pour le hors piste. Un niveau d’absorption des chocs de la route hors du commun. Sur des tronçons en travaux, on avait l’impression de rouler sur du bitume, alors que l’aqua-planning est retiré du vocabulaire Subaru. Sur les virages sinueux, la direction de montre des plus précises, mais on n’avait plus l’impression de virer à plat, comme cela était le cas sur l’ancienne génération. Mais on sent bien qu’on est au volant d’une quatre roues motrices, où la transmission intégrale symétrique fait tout la différence.
Côté consommation, notre ordinateur de bord indiquait une moyenne de 9,5 litres aux 100 km alors que sur la fiche technique la consommation mixte est de
Notre modèle d’essai qui est proposé à 1 660 000 DA (taxe comprise) est doté de deux airbags frontaux, l’ABS, le pack électrique (vitres et rétroviseurs), l’air conditionné automatique, une mini chaine avec commandes au volant et un chargeur 6CD, des jantes en alu 16’, le verrouillage centralisé avec alarme et commande à distance.


 

Commentaires 

 
#1 arthurin 26-10-2010 15:11
j aurais aimé avoir plus d info sur les capacité moteur de ce 1L5 107ch impreza,interes sant pour son rapport qualité prix