Moteur : Diesel 4 cylindres, 16 soupapes
Cylindrée 1998 cc
Alimentation : Injection directe et rampe commune
Puissance fiscale : 5 cv
Puissance dynamique max : 160 ch à 3600 tr/mn
Couple max : 350 Nm à 1800 tr/mn
Boite de vitesses : Manuelle à 6 rapports
Transmission : Intégrale permanente (4x4)
Dimensions (Lxlxh) : 4,91 m/1,86 m/1,52 m
Empattement : 2,67 m
Garde au sol : 14,5 cm
Poids : 1460 kg
Volume du coffre : 540 litres
Vitesse maximale : 208 km/h
Volume du réservoir : 70 litres
Dimensions pneumatiques : 215/45 R17
Equipements de série : DAE, ACA bi-zone, LVEAv/Ar, VCPCAD, RCD 6, 10ABG, ABS, VDC, FAB, JA 17’, RER, RLV
Prix : nc
Elue voiture européenne de l’année 2009, l’Opel Insignia profite de cette aubaine pour proposer un break plus cossue, plus sportif et plus ambitieux. Plusieurs artifices sont venus rehausser l’offre d’Opel sur ce segment, au point d’ambitionner, aujourd’hui, la conquête du Premium.
C’est à Milan que nous avons été conviés pour l’essayer, au même titre que la presse grecque, russe, espagnole et marocaine. Et ce n’est pas un hasard si la présentation s’est déroulée dans les ateliers Barberis-Riva, un artisan de renommée internationale spécialisé dans la rénovation des bateaux Riva, ces Rolls-Royce des mers (et des lacs). Une manière de lier le raffinement de l’Insignia Sport Tourer 4x4 à la notoriété de ces bateaux, et de noter les similitudes des lignes et leur fluidité. L’Insignia Sport Tourer est une réussite en matière de design. Sa face avant est identique à celle de la berline, alors que la face arrière parvient à conserve charme et dynamisme grâce à une poupe très travaillée. L’utilisation d’un hayon particulièrement enveloppant permet d’optimiser le volume du coffre tout en bonifiant le côté statutaire du break. De plus, le hayon profite d’une ouverture électrique programmable (de série à partir du 2ème niveau de finition) idéale pour les parkings bas de plafond. Des qualités qui permettent à l’allemande de disposer d’un coffre dans la moyenne de la catégorie, avec de 540 (40 litres de plus que la berline). Plus longue que la berline de 8 cm, ses dimensions sont dignes d’un… petit bateau (4,91 m de long pour 1,86 m de large et 1,52 m de haut). Quelques surprises dans l’habitacle, pour nous qui découvrons l’Insignia pour la seconde fois après essayée le modèle essence proposé pour le marché algérien. Celui-ci reprend l’essentiel de la berline avec plaisir la planche de bord façon cockpit d’avion, les imposants inserts alu des poignées de porte, le grand confort des sièges et l’assemblage soigné des matériaux. Les plastics sont, toute fois, moins présents. Au passage il y a lieu de noter cette gâchette de marche arrière qui peut vous jouer des tours (si vous n’y êtes pas habitué comme nous), avec quelques pincements de temps à autre. L’espace habitable est le même que celui de la berline, mais la garde au toit est plus importante à l’arrière, au grand bonheur des grands gabarits. La nouveauté sur ce break qui remplace la Vectra Tourer est l’introduction de la transmission intégrale permanente qui s’accompagne d’un châssis adaptatif Flex-Ride, et du différentiel électronique à glissement limité. La particularité de cette transmission 4x4 à embrayage Haldex est de pouvoir transmettre jusqu’à 100% de la force motrice indifféremment à l’essieu avant ou arrière. En conditions normales (sur autoroute, par exemple), l’Insigna 4x4 évolue d’ailleurs en traction, ce qui réduit sensiblement la consommation. Cette transmission intégrale réagit, instantanément, quand le besoin se fait sentir, comme sur les routes sinueuses qui bordent le lac Maggiore dans la campagne milanaise. De plus, le différentiel arrière transfère (jusqu’à 100%) le couple vers la roue qui présente la meilleure adhérence. Sur la route, on ne se rend compte de rien en conditions normales. Par contre, dès que ça glisse, l’embrayage multidisque fait son travail et répartit la puissance en se basant sur les informations des capteurs qui enregistrent le taux de lacet, l’accélération, l’angle du volant, la vitesse de rotation des roues, la position de la pédale d’accélérateur, le régime et le couple du moteur. Le châssis Flex-Ride à amortissement piloté propose un bon compromis confort-tenue de route. En mode automatique, il filtre correctement les inégalités de la route et offre un équilibre rassurant du véhicule, même quand la route est trempée. Sur une simple impulsion, on peut instantanément opter pour le mode Tourer qui favorise le confort, ou Sport qui raffermit la suspension pour une meilleure tenue de cap en conduite sportive. En parlant de conduit on bifurque inévitablement sur le bloc 2.0 CDTI de 160 ch avec lequel on a entamé la 1èer session des essais. Celui-ci qui atteint sa pleine puissance à tr/mn se révèle quelque peu creux à bas régime. Son couple de Nm à tr/mn s’accommode, plus, à une conduite pépère que dynamique, même s’il affiche de bonnes reprises et une vitesse de pointe de 200 km/h. c’est certainement ce bloc qui sera proposé sur l’Insignia Diesel annoncée pour notre marché vers Janvier 2010. C’est au volant de la 2.0 CDTI de 160 ch que nous avons entamé les essais. Un bloc séduisant sur la fiche technique (160 ch à tr/mn pour un couple de Nm à tr/mn), mais qui n’offre pas assez de sensations, comparativement à des motorisations moins puissantes. C’est certainement le poids de la voiture (près de 1900 kg auxquels il faut ajouter celui de trois passagers adultes) qui limiterait ses prestations. Mais il reste d’une grande souplesse, ajoutée à l’insonorisation du véhicule et mle confort de la route. L’autre nouveauté de cette Insigna concerne ses capacités à tracter une remorque. Des démonstrations nous ont été réalisées avec des pilotes dans un petit aérodrome de la banlieue milanaise. D’abord avec une petite caravane, et ensuite avec une grande caravane. Pour la précision, l’Insignia commandée avec l’option « attache de remorque » est automatiquement dotée du système TSA (Trailer Stability Assist). Il s’agit, en réalité, d’une fonction spécifique de l’ESP qui permet d’endiguer les mouvements de lacet en agissant sur le papillon de gaz et les freins, jusqu’à ce que l’attelage soit stabilisé. Dans la pratique, dès qu’un mouvement de lacet apparaît et dépasse un certain seuil de stabilité, il est contrecarré en quelques millisecondes par une intervention sur les freins et les gaz sans que cela ne soit perceptible par le conducteur. Au troisième mouvement de lacet dépassant les valeurs limites, l’intervention se fait plus puissante pour stabiliser la remorque. On a dû effectuer un évitement d’obstacle à 90 km/h avec une caravane de deux tonnes comme remorque, et un slalom entre des cônes à la même vitesse avec une autre caravane de 690 kilos. Le résultat est très perceptible. Parmi les équipements additionnels qu’on a pu apprécier, il y a l’Opel Eye qui regroupe l’alerte de dérive et la reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse, ou encore le système d’éclairage adaptatif ASF+ capable d’illuminer automatiquement la route de 9 façons différentes.