Essai

Mégane III 1.9 DCI 130 Ch.

Sobriété et Ergonomie

Auteur : AZIEZ Brahim
Publié le : 15 Décembre 2008
Moteur  :
Diesel
Cylindrée  :
1870 cc
Alimentation  :
injection directe et rampe commune
Puissance administrative  :
7 cv
Puissance dynamique max  :
130 ch à 3750 tr/mn
Couple max  :
300 Nm à 1750 tr/mn
Suralimentation  :
Turbo compresseur
Transmission  :
aux roues avant (traction)
Boîte à vitesse  :
Manuelle à 6 rapports + marche arrière
Dimensions (L/l/h)  :
4,295 m / 1,808 m/ 1,471 m
Empattement  :
2,64
Volume du coffre :
405 litres
Vitesse max  :
205 km/h
Consommation :
6,2 litres / 100 km, 4,4 l / 100 km, 5,1 l / 100km
Capacité du réservoir :
60 litres
Garde au sol :
12 cm
Equipements de série  :
ABS+EBD, DAEV, ACA bi-zone, 6ABG, JA 16’, LVEAv/Ar, RE, VCPCAD, mini chaîne CD CAV, FAB, ODB, RV
De notre envoyé à Madrid : Brahim AZIEZ
Après une rupture dans le style opérée sur la deuxième génération du modèle compact de la marque au losange (connue sous le pseudonyme de « casquetta » en Algérie), la Mégane revient à des standards moins tranchants à travers une troisième génération qui promet bien des surprises. Et pour cause, et contrairement à ses concurrentes, la nouvelles Megane est, visuellement, totalement différente de l’ancienne. En termes plus conventionnels, il ne s’agit pas d’un simple relooking, mais d’un nouveau modèle à part entière.
Sa face avant comporte beaucoup de similitudes avec la nouvelle Laguna, elle-même inspirée du Concept , avec ses optiques en amande et assez étirés sur les flancs, son capot plongeant au centre duquel est placé le logo au losange à cheval avec le haut du bouclier, et une grande calandre sur la partie basse qui remonte sur les côtés donnant un air souriant. De profil, la surface vitrée semble avoir été dessinée d’un seul trait. L’arrière est moins raide que sur la précédente génération Megane III est de 9 cm plus longue que la Megane II (4,3 m de long). Une dimension qui la place parmi les compactes les plus longues. 
C’est, du coup, le coffre qui en profite avec un volume qui passe à 405 litres (contre 330 litres sur Megane II), alors que l’habitacle reste pratiquement le même avec une garde au toit plus importante. Pour les autres mensurations, on reste dans du classique avec une largeur de 1,81 m et une hauteur de 1, 47 m . En matière d’équipements, la berline au losange offre dès le premier niveau (Authentique) la majorité des dispositifs de sécurité avec l’ABS, l’AFU, 6 airbags mais aussi la carte d’accès mains libres, la climatisation manuelle, la régulateur-limiteur de vitesse, l’ordinateur de bord ou la radio CD. La finition Expression hérite en particulier de l’éclairage automatique des phares, la climatisation automatique bizone.
Pas de révolution sous le capot de la troisième génération de Renault Mégane. On retrouve donc des moteurs connus qui sont différents sur la berline et le coupé. Pour la berline, en essence, le catalogue se composera du 1.6 16 v 110 ch et de ce même moteur fonctionnant au bioéthanol. L’offre diesel est plus dense et même assez bizarre puisque Renault décline en 4 puissances son 1.5 dCi avec 85, 90, 105 et 110 ch (avec ou sans filtre à particules) ainsi que le 1.9 dCi 130 ch. Le coupé se distingue pour sa part par la possibilité d’opter pour le TCe 180 ch.
L’offre moteurs sera densifiée au printemps prochain avec les arrivées des TCe 130 ch et du dCi 160 ch. 
Pour cet essai, nous avons eu entre les mains, le dCi 130 ch. Il reçoit un turbo à géométrie variable redessiné et de nouveaux injecteurs. Développant 130 ch à 3750 tr/min contre 4000 tr/min auparavant et un couple de 300 Nm à partir de 1750 tr/min contre 2000 tr/min, ce moteur se caractérise avant tout par sa montée de couple régulière, sa disponibilité à la plupart des régimes, ses performances intéressantes avec un 0 à 100 km/h abattu en 9,5 s et une vitesse maximale de 205 km/h . Relativement silencieux et bien couplé à une boîte mécanique à 6 rapports.
Toutefois, l’une de ses principales qualités réside dans sa sobriété. En effet, même durant notre essai effectué sur un parcours vallonné à un rythme rapide, nous avons enregistré une moyenne de 8,2 litres au 100 km/h. A l’intérieur, la nouvelle Mégane réserve quelques bonnes surprises.
A commencer par la qualité des matériaux et des assemblages.
L’autre point positif, c’est que l’ergonomie, les commandes sont élémentaires et bien situées. Une pression sur le bouton «Start» suffit à éveiller l’attention. Et pour cause, la Mégane inaugure un poste d’instrumentation complètement repensé. Il est composé d’un écran digital au centre qui indique la vitesse et d’un compte-tours à aiguille rétroéclairé en jaune.
En plus d’être réussis, ces compteurs sont parfaitement lisibles de jour comme de nuit et ne gênent pas le champ de vision du conducteur.
Couplé à une docile boîte mécanique à 6 rapports, ce diesel de milieu de gamme n’a pas évolué au niveau de sa puissance (130 ch) par rapport à l’ancienne génération mais ses 300 Nm de couple sont disponibles 350 tr/min plus tôt (1750 tr/min), améliorant la souplesse à bas régime. Ce nouveau 1.9 dCi se montre également plus sobre qu’auparavant, avec une consommation moyenne donnée pour 5,1 l/100 km (135 g/km de CO2), contre 5,4 l/100 km pour une Golf VI 2.0 TDI 140 et 5,5 l/100 km pour une Peugeot 308 2.0 HDi. Revers de la médaille, le filtre à particules (FAP) est en option sur la Mégane alors qu’il est livré d’office sur des deux rivales.
D’une génération à l’autre, la Mégane a grandi autant qu’elle a maigri (+ 9 cm et -8 kg en moyenne).
Le châssis, repris de l’ancienne version, fait toujours référence dans la catégorie. La Mégane 3 se montre plus dynamique, elle freine mieux et sa nouvelle direction assistée offre un bien meilleur feeling qu’auparavant.
L’effet d’élasticité de la Mégane 2 n’est plus qu’un mauvais souvenir ! Seul hic, la Mégane a gagné en agilité ce qu’elle a perdu en confort. Le comble pour une voiture à vocation familiale.