Essai

Essai de l’Opel Insigna Sport Tourer 4x4 2.8 OPC/325 ch

Un break de «chasse»

Auteur : AZIEZ Brahim
Publié le : 27 Août 2010
Moteur  :
Essence V6, 24 soupapes 2ACT
Cylindrée  :
2792 cc
Alimentation  :
Injection directe
Suralimentation  :
Turbocompresseur
Puissance fiscale  :
6 cv
Puissance dynamique max  :
325 ch à 5250 tr/mn
Couple max  :
435 Nm à 5250 tr/mn
Boite de vitesses  :
Manuelle à 6 rapports
Transmission  :
Intégrale permanente (4x4)
Dimensions (Lxlxh)  :
4,91 m/1,856 m/1,52 m
Empattement  :
2,737 m
Voie avant/arrière  :
1,585 m/1,587 m
Poids  :
1750 kg
Volume du coffre  :
540 litres
Vitesse maximale  :
250 km/h
Volume du réservoir  :
70 litres
Consommation (urbaine/extra urbaine/mixte)  :
16,6 litres/100 km-8,4 l/100 km-11,4 l/100 km
Dimensions pneumatiques  :
245/45 R19
Equipements de série  :
DAE, ACA bi-zone, LVEAv/Ar, VCPCAD, RCD 6, 10ABG, ABS, ESP, VDC, FAB, JA 19’, RER, RLV

Lors des essais presse internationaux qu’Opel a organisé à Milan (Italie) pour la découverte de l’Insignia Sport Tourer 4x4, nous nous somme intéressés davantage au bloc diesel 2.0 CDTI de 160 ch et la transmission intégrale permanente. Normal, c’était les principales innovations du nouveau break, auxquelles est venu se greffer le TSA (Trailer Stability Assist), un système de sécurité pour les modèles dotés d’attelage.
Mais en réalité, nous avons aussi pu découvrir l’Insignia Sport Tourer 4x4 dans ses motorisations 2.8 V6 Turbo et OPC.
Nous nous intéresserons, cette fois-ci, à la version OPC qui reste une première pour nous, tout en rappelant que le véhicule mesure 4,91 m de long pour 1,86 m de large et 1,52 m de haut. Il y a aussi ce coffre qui peut contenir 540 litres de bagages.
Cette version se distingue extérieurement des autres par ses jantes aux formes spécifiques et son logo apposé sur l’aile avant, alors qu’à l’arrière deux sorties d’échappement chromées confirment le tempérament du véhicule.
Sous le capot se terre un 2.8 litres essence turbocompressé. C’est le même moteur  que celui de la V6 Turbo standard, à la différence qu’il développe 325 ch à 5200 tr/mn, pour un couple de 435 Nm à 5200 tr/mn. C’est carrément 65 ch de plus et 85 Nm de plus. C’est dire que cette OPC avait des gênes des sportives, d’où notre intérêt particulier.
Sur les routes sinueuses qui bordent le Lac Maggiore dans la région Milanaise, nous avons eu le loisir d’apprécier cet ensemble bloc-châssis aux signes peu distinctifs.
Il fallait regarder de près, en prenant place dans le véhicule, pour nous apercevoir que les boutons de commande du châssis adaptatif Flexride étaient quelque peu différents. En effet, il ne s’agissait plus de choisir entre un mode standard, Sport ou Tourer comme c’était le cas pour la version CDTI que nous avions testé en premier, mais il s’agissait de mode standard, OPC ou Tourer. Une autre curiosité à découvrir sur la route.
En prenant le volant de notre Insignia Sport Tourer 4x4 OPC, nous avons procédé à la reconnaissance du « monstre » sous le capot avant de tenter le diable. De petites accélérations progressives en mode standard, pour mieux apprivoiser la bête, avant de pousser graduellement et se rendre compte du potentiel (partiellement) du véhicule.
En fait, l’OPC est une version sur-vitaminée à la base. Quand elle doublée d’une transmission intégrale et d’un châssis Flexride qu’on peut manipuler selon notre type de convenance, l’expérience ne peut être qu’enrichissante.
Au bout de quelques virages pris à « bonne cadence », nous nous sommes rendus compte des limites de la tenue de route, point rassurante. On opte, alors, pour le mode OPC et on ressent instantanément l’effet. La suspension durcit et la tenue de route change radicalement de visage. En fait, le mode OPC, une fois activé, joue sur la direction, les suspensions et le temps de réponse de l'accélérateur, en privilégiant le dynamisme. A l’inverse du mode Tourer qui favorise le confort. Un confrère marocain a même essayé de dépasser les limites de la physique, mais a failli se retrouver le nez dans la montagne, n’était-ce un freinage très appuyé et une réponse immédiate du véhicule. Mieux encore, la chaussée était pourtant mouillée par les pluies qui venaient de s’abattre sur la région. Ferme la suspension (en mode OPC) malmène les vertèbres et les passagers à l’arrière, mais donne beaucoup d’assurance et de stabilité au véhicule. Pas évident dans une région montagneuse où les virages sont serrés et la visibilité amoindrie par la flore. On était tout le temps sur le qui vive. Pas évident de rouler modérément avec ce V6 et ses 325 canassons sous le capot, mais il fallait faire attention aux cyclistes, aux automobilistes qui venaient de face, à la route et … aux policiers. On ne pouvait s’empêche de procéder par de courtes accélérations, juste pour le plaisir d’être cloué sur le dossier du siège. Il faut dire que sur ligne droite, notre Insignia Tourer OPC se démarque par des accélérations foudroyantes. On passe de 0 à 100 km/h en 6 secondes, alors que la vitesse maximale est bridée à 250 km/h. Sa transmission intégrale donne plus d’assurance lors des démarrages comme pour les freinages où les 4 freins à disque renforcent ce sentiment.
Souple, dynamique et performant, ce V6 sait redevenir sage en optant pour un confort de suspension (mode Tourer) et une conduite plus linéaire. La métamorphose est vite opérée.
Parmi les équipements additionnels qu’on a pu apprécier, il y a l'Opel Eye qui regroupe l'alerte de dérive et la reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse, ou encore le système d'éclairage adaptatif ASF+ capable d'illuminer automatiquement la route de 9 façons différentes.


 

Commentaires 

 
#1 Tchin Tchin 22-04-2011 12:37
bjr
mais s ke ce modele est commercialisé en Algérie ??