Equipements de série : FAB, ACA, ABS, 6ABG, DA, LVEAv/Ar, RER, RR, TOE, JA 17’, VCP/CAD, RCD/CAV
Prix : 1 890 000 DA
Vendue à plus de 600 exemplaires depuis son lancement sur notre marché au troisième trimestre 2009 dans la seule motorisation essence, la Chevrolet Cruze qui vient d’enregistrer l’arrivée du diesel entame un nouveau départ. La Cruze qui a décroché 5 étoiles aux tests EuroNCAP s’est écoulée à plus de 270 000 unités avant même son introduction aux Etats-Unis. C’est dire que cela démarre fort pour cette berline aux allures de coupé quatre portes. Son introduction dans le championnat du monde de voitures de tourisme (WTCC) dans lequel elle joue le titre cette saison n’est certainement pas fortuit, mais plutôt révélateur des ambitions de cette nouvelle familiale du constructeur américain. On ne reviendra pas sur les détails du véhicule qu’on a déjà testé et décris, depuis quelques mois, dans sa motorisation essence (1.6/113 ch), mais on rappellera juste qu’elle mesure 4,6 m de long pour 1,79 m de large et 1,48 m de haut, alors que son empattement de 2,685 m la place dans la catégorie des familiales. Un peu juste dans ses côtes intérieures, au point où on verrait pas trop de différence avec l’Optra 4 portes, elle profite toute fois d’une bonne ergonomie. Mais dans ce segment, justement, le diesel est un critère incontournable dans la réussite d’un modèle. On s’intéressera, donc, particulièrement à ce bloc diesel arrivé en renfort. Le 2.0 litres diesel VCDI de 150 ch est un bloc qu’on connait déjà, puisque c’est le même moteur qui anime le SUV Captiva. Cette motorisation nouvelle chez Chevrolet reste un succès tant les résultats du Captiva diesel ont encouragé le constructeur américain à reprendre ce bloc sur la Cruze. Ce 4 cylindres est alimenté par une pompe haute pression à injection directe, et suralimenté par un turbocompresseur à géométrie fixe. L’ensemble développe pas moins de 150 ch à 4000 tr/mn, pour un couple de 320 Nm disponible dès les 2000 tr/mn. Pas trop bruyant au ralenti, ce bloc se distingue par une souplesse très agréable appuyée par une direction assistée qui rend la conduite en ville et le stationnement pas pénibles. Forcément creux en dessous des 2000 tr/mn, le 2.0 l VCDI se relève très présent au-delà, laissant s’exprimer toute sa puissance. En effet, s’il lui faut moins de 10 secondes pour passer de 0 à 100 km/h (9,8 s), et sa vitesse de pointe est annoncée à 210 km/h, malgré les 1427 kg de poids à vide du véhicule. On n’a pas pu le vérifier, malheureusement (trop de radars), mais on sentait aisément ses aptitudes sous la pédale d’accélérateur. Un anti-patinage (ASR) n’aurait pas été de trop pour éviter que le train avant ne parte dans tous les sens lors des démarrages un peu brusques, surtout sur des chaussées mouillées. Côté reprises, on peut dire que l’assurance est de mise, tant la Cruze diesel assure lors des dépassements et autres montées de côtes. Encore faut-il que le régime ne soit pas en dessous des 2000 tr/mn. Le freinage qui est assuré par quatre disques, dont les deux à l’avant sont ventilés, est très mordant. Une légère pression suffit à réduire l’élan de la berline. Associé à une boite manuelle à 5 rapports, plutôt longs, la combinaison donne ensemble très homogène. Très agréable sur autoroute et routes de campagnes, il l’est moins en ville où les régimes bas sont de vigueur. Sur les routes sinueuses la tenue de cap s’est avérée très correcte avec une direction bien précise et un train qui assure le guidage du carrosse. Sa monte pneumatique (215/55 R17) augmente l’adhérence au sol, et rend les « décrochages » assez complexes. Il faut avouer que le châssis de la Cruze a été pensé de manière à offrir confort à bord, et sécurité sur route. Les nids de poules et autres déformations de ma chaussée sont bien filtrés. La consommation reste assez contenue avec une moyenne affichée sur l’ordinateur de bord de 8,7 litres aux 100 km (5,6 litres/100 km sur la fiche technique). Côté équipements, la Cruze VCDI qui propose aussi une version avec boite automatique à 6 rapports n’est disponible qu’en une seule finition. Celle-ci dispose de 6 airbags (frontaux, latéraux et rideaux), l’ABS, toit ouvrant, l’anti-démarrage électronique, les vitres et rétroviseurs extérieures électriques, dégivrants et rabattables, la climatisation automatique, un régulateur de vitesse, le radar de recul, une radio MP3 avec chargeur 6 CD et commandes au volant, les feux antibrouillard, le verrouillage centralisé des portes et du coffre, direction assistée, volant réglable en hauteur et en profondeur, des jantes en aluminium de 17", un accoudoir central... Son prix qui est de 1 890 000 DA reste assez compétitif comparé à la concurrence.