Alimentation : Injection directe et rampe commune (D-4D)
Suralimentation : Turbocooler
Puissance fiscale : 12 cv
Puissance dynamique max : 163 ch à 3400 tr/mn
Couple max : 400 Nm à1600-2800 tr/mn
Transmission : Aux roues avant (Traction)
Boite de vitesses : Manuelle à 6 rapports
Dimensions (Lxlxh) : 4,93 m/1,885 m/1,835 m
Empattement : 2,79 m
Garde au sol : 22 cm
Voie avant/arrière : 1,585 m
Volume du coffre : 104 litres (en configuration 7 places)
Poids à vide : 2150 kg
Capacité du réservoir 150 litres (double réservoir)
Vitesse max : 175 km/h
Consommation moyenne : 9,1 litres/100 km
Dimensions pneumatiques : 265/60 R18
Equipements de série : DAV, ACA bi-zone/arrière, ABS+EBD, ESP, 9 ABG (frontaux, latéraux avant/arrière et rideaux avant/arrière), RCD/MP3 CAV, Bluetooth, RLV, TO, ODB, VCP Clé mains libres, JA 18’, BT, FAB, FXA, AAF, LVEAv/Ar, RER, Bluetooth, AS (radars avant et arrière)/Camera avant/arrière/latérale droit
Prix : 6 950 00 DA
Récemment lancé par Toyota Algérie qui entend replacer son baroudeur légendaire, le Land Cruiser avance de nouveaux arguments pour se replacer sur un terrain qu’il a longtemps dominé, mais que les SUV des temps modernes lui revendiquent depuis quelques années. Le nouveau Prado s’annonce avec une silhouette plus moderne, caractérisée par des lignes fluide, des angles moins carrés et des optiques redessinées. Un Prado dans l’air du temps. Il ne pouvait en être autrement, vu la concurrence qui s’est installée depuis quelques années. Son nouveau bouclier et ses phares, plus agressifs, lui offrent, en effet, plus de caractère, tandis que ses passages de roue moins marqués affinent sa silhouette. L'arrière évolue peu au niveau des feux, mais l’élargissement des ailes change son apparence. Mais malgré le travail apporté aux optiques et à la calendre, l’air de famille est bien préservé. Avec ses 4,93 m de long pour 1,885 m de large et 1,835 m de haut, le Prado ce qu'il y a de plus imposant. La seule version disponible en Algérie est proposée en configuration 5 portes et 7 places. Les deux derniers sièges (3e rangée) sont escamotables électriquement sous le plancher. Mais dans cette configuration, il ne reste plus vraiment de places pour les bagages (104 litres). Les barres de toit rappellent que le recours à une galerie de toit est indispensable lorsqu’on a beaucoup de cabas. A l’intérieur, le Prado semble avoir bien évolué, malgré une planche de bord massive. Ses compteurs qui ont été redessinés, de même que la qualité des matériaux en évolution, rehaussent sa présentation générale. Si cette nouvelle mouture se veut plus civilisée, plus confortable et plus habitable, son héritage n’a pas été oublié pour autant. Le Land Cruiser garde en effet ses gènes de franchisseur avec un châssis séparé (à échelle), mais intègre des aides supplémentaires au franchissement. On a vainement cherché le treuil, mais il semblerait que cette option soit révolue. Pour mieux apprécier les aptitudes de ce « grand voyageur », nous décidons de prendre la direction de l’Ouest avec ses l’ouverture de l’autoroute Ouest qui mène droit sur Oran. Ce n’est, tout de même pas, en ce mois de Juillet que nous aurions tenté le diable pour aller découvrir le Prado dans le Sud. Mais bon, il nous fallait trouver six autres passagers pour entamer l’aventure. Une fois les sept places occupées, on prend la route vers la fin de la journée, à destination de la capitale de l’Ouest. Sur le tronçon Alger-Khemis Miliana, la imitation de la vitesse à 80 km/h puis 100 km/h ne nous pas permis de pousser le mastodonte. La chaussée quelque peu endommagée nous a, tout de même, permis de découvrir les trois types de suspension (standard, Sport et Confort) tout en roulant. En effet, le Prodo propose qui équipements électroniques à même d’agrémenter le confort (et la sécurité) à bord, dont le système de suspension adaptative, AVS (Adaptive Variable Suspension) est une autre curiosité. On pouvait, ainsi, corriger l’assiette du véhicule en sélectionnant l’un des trois réglages d’amortissement : Sport, Confort ou Standard. Mais pour voyager « tranquille », rien ne vaut le Confort. Surtout si le régulateur de vitesse est activé. Sous le capot, le Prado reçoit le 3.0 litres turbo Diesel D-4D à injection directe et rampe commune, couplé à une boite de vitesses manuelle à 6 rapports. Celui-ci qui développe 163 ch à 3 400 tr/min, pour un couple de 410 Nm de 1 600 à 2 800 tr/min, nous était totalement inconnu. Et pourtant, il s’est avéré agréable en toutes circonstances. Et même pas très gourmand. Si la fiche technique indiquait 9,1 litres aux 100 km, l’ordinateur de bord affichait 10,9 litres de moyenne sur plus de 820 km. Souple et très très coupleux, il n’a, à aucun moment, donné l’impression de fléchir. Bien au contraire, ce bloc s’est révélé très volontaire. De quoi rassurer sur les routes désertiques du grand Sud. Le soir venu, nous allumons les feux (l’allumage automatique existe) pour apprécier les phares xénon directionnels (ou adaptatifs). Pour aider le conducteur, un écran relié à trois caméras (sur la calendre à l’avant, sous le rétroviseur droit, et sous la roue de secours à l’arrière) permet de visualiser l’environnement du véhicule pour mieux choisir sa trajectoire. Par ailleurs, nous avons trouvé que ce moteur était assez bien insonorisé, bien qu’un peu bruyant à plein régime. Il faut juste fermer les vitres. Enfin, en bon tout-terrain, le Land Cruiser possède une transmission intégrale permanente, un blocage de différentiel et la possibilité de passer en gamme courte. On peut tout aussi bien passer en mode traction où seules les 2 roues avant sont motrices. C’est plus économique sur autoroute. Certes, le 4x4 nippon ne prétend pas se mesurer aux SUV modernes en terme de tenue de route, et plus particulièrement sur le bitume, mais il s'en sort bien et dans un grand confort. Ses prises de roulis son moins prononcées, malgrés ses 22 cm de garde au sol. Sa direction, par contre, devient moins précise au-delà des 140 km/h. Quant à son freinage, il est à la fois efficace et endurant. Reste que le terrain de prédilection du Toyota Land Cruiser se situe hors des sentiers battus. Des endroits où il profite de ses 4 roues motrices, mais aussi de ses nombreuses aides à la conduite. Confortablement installé, haut perché sur la route, on est tout d’abord surpris par l’impression de légèreté que procure la conduite de ce mastodonte de plus de 2 tonnes. Côté comportement, la suspension dispose d’un très efficace système de gestion dynamique qui adapte électroniquement la raideur des barres stabilisatrices afin de limiter le roulis en virage, sans dénaturer le confort. En tout-terrain le Land Cruiser demeure l’un des maîtres incontestés. Outre ses suspensions perfectionnées et sa garde au sol généreuse (22 cm), ce baroudeur associe transmission intégrale permanente avec différentiel central à glissement limité Torsen, indispensable boîte de transfert (rapports courts) et contrôle actif de motricité sur les quatre roues. Sur les plages, et quelques chantiers, de l’Oranie où nous nous sommes aventurés, l’effet était grandiose. A aucun moment nous ne nous sommes sentis pris au piège du sable. Même en deux roues motrices, le Toyota arrivait à franchir tous types d’obstacles. Même chargé. Hauts perchés, on se sent tout le temps en sécurité à son bord. Le recours aux caméras avant ou latérale, par moment, donne toute fois quelques frissons. Mais A noter également, la présence d'une assistance à la descente et au démarrage en côte. Au final, si le Land Cruiser se civilise un peu, il n'en conserve pas moins ses incroyables qualités de tout-terrain. De quoi ravir les amateurs de 4x4, qui apprécieront au passage le bond en avant. Le Prado commercialisé en Algérie, en une seule finition, dispose en série de sept airbags, dont un pour les genoux du conducteur, l’ABS, l’ESP. Quant aux équipements, notre modèle profite, notamment, de la climatisation bi-zone, d'un toit ouvrant, de phares xénon adaptatifs, de sièges cuir chauffant à réglage électriques et d'une caméra de recul, sans oublier une bonne sono avec lecteur Cd et commandes au volant. Il est proposé à 6 950 000 DA.