Moteur : Essence 6 cylindres en V, 24 soupapes, double arbre à came en tête
Cylindrée : 3800 cc
Alimentation : Injection multipoint
Puissance dynamique max : 260 ch à 6300 tr/mn
Couple max : 348 N.m à 4000 tr/mn
Transmission : Intégrale 4x4
Boite de vitesses : Automatique à 6 rapports+séquentielle «Shiftronic»
Dimensions (Lxlxh) : 4,84 m/1,945 m/1,805 m
Empattement : 2,8 m
Poids : 2100 kg
Vitesse maximale : 190 km/h
Capacité du réservoir : 78 litres
Consommation moyenne : 13 litres/100 km
Dimensions pneumatiques : 245/65 R18
Equipements de série : 10ABG, ABS, ESP, ESC, DAE, ACA bi-zone, LVEAv/Ar, RER, BT, RR, RLV, RCD/MP3 CAV, VCPCAD, JA 17’, FAB, TOE, SC, BVA6
Prix : 6 700 000 DA
On l’avait découvert l’été dernier à Adrar, à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle représentation de Hyundai dans le sud pour le revoir au salon d’Alger en Automne. Il s’agit du Vera Cruz qui passe pour le grand frère du Santa Fe.
Avec le Vera Cruz, le constructeur coréen s’attaque à un nouveau segment, un segment intermédiaire qui se place entre les SUV et les SUV Premium. Le Vera Cruz qui est de 16,5 cm plus long que le Santa Fe, dont il reprend le châssis, mesure 4,84 m. Il est, aussi, plus large que son petit frère de 5,5 cm (1,95 m), et haut de 1,81 m. Des dimensions qui lui permettent d’offrir sept places. Avec ce bémol que les deux sièges de la troisième rangée ne peuvent accueillir des adultes au gabarit qui dépasse la moyenne, encore moins les transporter sur un long trajet. Le Veracruz est assez élégant et beau à voir, que sobre dans sa présentation. Les tôles sont tendues sur les parois latérales et les designers ont su tirer bon parti de l’harmonisation des phares avant et des feux arrière avec la ligne de caisse. Le grand frère du Santa Fe reprend les lignes typiques des récents modèles Hyundai, avec le gros H apposé au centre de la calandre et le pli qui serpente les côtés de la carrosserie. Côté espace bagage, la Veracruz se contente d’un coffre de 184 litres lorsque la troisième rangée de siège est dressée, mais qui passe à 598 litres en configuration 5 places. L’ouverture et la fermeture du hayon est électrique, on peut même fermer le coffre depuis le hayon où un bouton de commande a été placé. Son empattement qui est de 10,5 cm plus grand que celui du Santa Fe profite aux passagers et à l’habitabilité. Le raffinement s’affiche un peu partout dans ce véhicule. L’habitacle est sobre, mais d’une finition impeccable, et les matériaux sont de première qualité. Il n’y a rien de bon marché, que ce soit la sellerie en cuir des sièges, les plastiques du tableau de bord ou les sensations tactiles des nombreux boutons et touches de commande. Le seuil des portières avant sont dotés d’une plaque de protection en inox brillant, la console centrale comporte un compartiment réfrigéré, frein de parking à pédale... Le design du tableau de bord, la couleur de ses composantes et celle des indicateurs ainsi que la qualité des matériaux nous indiquent les ambitions de ce SUV : jouer dans la cour des grands ! Les sièges avant ont été conçus à la manière des allemandes avec une assise dure et des dossiers plats. Le volant qu’on a trouvé sous-dimensionné par rapport au gabarit du véhicule se prend bien en main, mais son cuir est trop glissant. Sous son capot, un seul moteur est proposé. Il s’agit d’un V6 de 3,8 litres de 260 chevaux (le V6 de 3.0 CRDI/240 ch n’est pas encore au programme). Ce moteur qui a fait ses preuves sur l’Azera offre des prestations très honorables, et sa consommation moyenne s’est établie autour de 13litres aux 100 km (selon le constructeur). Il est couplé à une boite de vitesses Shiftronic, automatique à 6 rapports, dont les passages sont d’une douceur exceptionnelle. Elle a été conçue dans ce sens, mais aussi pour réduire la consommation et le bruit dans l’habitacle. C’est juste que les temps de passages sont assez lents, et on le ressent un peu plus au moment d’effectuer un dépassement. Cette transmission Shiftronic permet de passer les vitesses en mode manuel si on le désire. De plus, elle est reliée au rouage intégral avec couple sur demande qui assure une gestion quasi instantanée du couple lorsque l’adhérence ou la traction diminue. Il est également possible de verrouiller le mécanisme afin de faire face à certaines circonstances plus délicates comme un enlisement. Vera Cruz et Santa Fe se partagent des éléments mécaniques, la plate-forme, la suspension et même la transmission intégrale. En effet, le système utilisé sur le Veracruz est une évolution de celui du Santa Fe, « mais son temps de réaction est plus rapide », affirme le constructeur. Et à l’usage, ce mécanisme s’est révélé adéquat pour une utilisation sur routes en terre, ou recouvertes mouillée. Il faut toujours se rappeler que ces deux SUV n’ont pas la prétention d’aller se mesurer aux 4X4 purs et durs du marché. La transmission intégrale qui est permanente est munie d’un mode « Lock » qui permet de verrouiller le différentiel central pour obtenir une meilleure traction lorsque les conditions de la route se détériorent. Cependant, dès que la voiture roule à plus de 30 km/h, le rouage se déverrouille. De fabrication japonaise, ce mécanisme est appelé « Couple sur demande » et intervient pratiquement avant que les roues patinent. Un bouton placé sur le tableau de bord, à gauche du volant, mais assez difficile d’accès, permet de verrouiller le mécanisme afin d’obtenir une répartition 50-50 de la puissance aux roues arrière et avant. Pour revenir au V6 essence, il développe 260 ch (à 6300 tr/mn) pour un couple de 348 Nm (disponible à 4000 tr/mn). Silencieux, il se distingue par des montées linéaires en régime des accélérations trés correctes malgré son poids (2100 kg). Il faut moins de 10 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. De bonnes notes également pour la boîte de vitesses dont les rapports se succèdent en douceur. Et même si le système Shiftronic permet de passer les rapports manuellement sans à-coup Malgré une garde au sol assez élevée, le Veracruz n’est pas conçu pour tous les terrains. Son châssis monocoque et sa suspension indépendante favorisent davantage le confort à bord et une bonne tenue de cap sur le bitume et les chemins en terre que pour escalader les rocheuses. Cela ne veut nullement dire qu’il soit handicapé en hors piste. Et l’assistance de la direction est également bien calibrée, celle-ci est progressive et facilite les manœuvres en ville. Enchaîner les virages reste aussi agréable, quoiqu’on risque d’être surpris par un sous-virage lorsqu’on pousse un peu trop. Son poids devient handicapant lors d’un arrêt d’urgence, les freins sont souvent « surpris » lorsqu’on appuie brutalement. Côté consommation, si le constructeur annonce 13 litres aux 100 km de moyenne, notre ordinateur de bord tournait aux alentours de 17 litres/100 km. En matière de sécurité, le Vera Cruz profite d’un système anti-patinage couplé à un système de stabilité latérale doté d’un mécanisme anti-retournement et les freins ABS. Notre modèle d’essai qui offre 7 places compte 10 airbags (frontaux, latéraux avant et arrière, rideaux avant et arrière, la direction à assistance électrique, la clim. automatique bi-zone avec diffuseur arrière, le pack électrique le radar de recul et le régulateur-limitateur de vitesse, la sellerie cuir avec sièges avant chauffant, le toit ouvrant une radio avec chargeur 6CD et commandes au volant, des jantes en alu. 17’, les feux antibrouillard, une boite de vitesse automatique à 6 rapports+séquentielle, le verrouillage centralisé avec commande à distance… Son prix n’est pas son point fort puisqu’il atteint les 6 700 000 DA.