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L'automobile au Brésil

Agro-carburants et plans de circulation au programme

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 30 Juin 2010

Aller au Brésil pour parler de pneumatiques, de voitures de demain et autres défis de la mobilité durable, cela ne se refuse pas surtout lorsque cela se passe à Rio de Janeiro, et que vous êtes logé à Copa Cabana, pile sur l’allée qui fait face à l’une des plus belles plages du monde.
Passé l’effet « découverte », avec tout ce qui peut l’induire comme curiosités (plages, espaces de sport sur le bitumes comme sur le sable, corps sculptés de femmes et autres bikinis pour ne pas dire strings), nous avons, d’abord été surpris de découvrir certains véhicules qu’on connaissait sous certaines marques, badgés autrement sur place.  
C’est le cas des Dacia qui est commercialisée sous la marque Renault, et des Opel converties en Chevrolet. Du coup, la Sandero reçoit un logo en losange, et les Corsa, Astra et autres Meriva voient la croix bannée apposée en lieux et place de l’éclair.  
Autre curiosité, le sens de circulation des voitures qui change entre le matin et le soir.
Certains axes très fréquentés, comme celui du front de mer de Copa Cabana où deux tronçons assurent la fluidité de la circulation, le même sens y est emprunté le matin alors que l’un des deux s’inverse le soir. Renseignement pris, il s’avère que les sens de circulation de certains axes changent d’orientation à partir de 14h pour s’adapter aux flux sortants ou entrants dans la ville.
Un système adopté par la ville de Rio de Janeiro depuis quelques années, et repris par certains états du pays.  Il faut savoir que le Brésil, ce pays aux 200 millions d’habitants (dont 80% sont concentrés dans les villes) pour une superficie qui dépasse les de 8,5 millions de km2, compte un parc automobile qui oscille entre 30 et 32millions de véhicules.
Et pour appréhender son expansion, d’autant plus que 3,1 millions de voitures (dont plus de 2,4 millions sont produites localement) ont été immatriculées pour la seule année dernière, diverses mesures ont été prises.  Le gouvernement brésilien a dépensé près de 280 milliards de Reais (l’équivalent de 120 millions d’Euros) pour réduire les plus importants points de congestion routière et lancer de nouveaux plans de circulation.
Le problème n’est pas pour autant réglé, surtout que le gouvernement brésilien a fait booster le crédit à la consommation  en baissant les taux d’intérêt de 13,5% à 4%, et que l’industrie automobile locale a enregistré plus de 17% de croissance au seul premier quadrimestre 2010.
Des bouchons de plusieurs kilomètres se forment sur la route qui lie le nord au sud de Rio de Janeiro, et il faut plus d’une heure et demie pour faire une quinzaine de kilomètres.


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