Dossiers
Seule l’organisation des réseaux…
Publié le : 15 Décembre 2008
Aujourd’hui, l’organisation de la distribution automobile en réseaux a permis de réduire l’impact de la contrefaçon car les agents qui les composent sont astreints à la seule utilisation des pièces de rechange fournies par le constructeurs et qu’ils distribuent. Il va de soit que tous ne jouent pas toujours le jeu, mais avec les inspections de plus en plus courantes qui sont opérées la pratique a tendance à se généraliser. Cela dit, il reste les garagistes indépendants qui, eux-mêmes, demandent à leurs clients d’apporter leurs pièces à changer, et qui n’hésitent pas à remplacer des pièces usées par d’autres qui ne sont pas forcément d’origine ni adaptables.
On parle, ici, de pièces contrefaites. Si les uns le font intentionnellement, d’autres sont induits en erreur par des contrefaçons qui frisent le parfait, et qu’il est difficile de percevoir si l’on n’a pas été formé pour faire la différence. D’ailleurs, il se trouve encore des agents distributeurs automobiles qui avouent l’impuissance de leurs techniciens à faire la différence entre des pièces de rechange d’origine ou adaptables et des pièces contrefaites. Bab Ezzouar, Tadjenant et Aïn M’lila De véritables marchés informels de la pièce de rechange en tous genre se sont organisés à travers le pays, et les plus édifiants restent ceux de Tadjenant et Aïn M’lila dans la Wilaya de Sétif. Le regret des distributeurs de pièces de rechange est que ces fiefs de la contrefaçon sont érigés au vu et au su des autorités sans de véritables actions n’aient été menées pour les supprimer ou, du moins, les contrôler et les réguler. Et c’est là que les petits revendeurs de pièces de rechange vont, de différentes régions du pays, pour s’alimenter. Même la capitale n’échappe pas à cette pratique, quoique les contrôles aient diminué de son impact. Bab Ezzouar reste cette « zone franche » de la pièce de rechange où client et revendeurs trouvent leur bonheur. Et ils trouvent de tout : de la pièce d’origine à la pièce contrefaite en passant par les pièces de première monte et les pièces adaptables. Le plus curieux est que les pièces d’origine sont facturées nettement moins cher que chez les concessionnaires ou leurs agents distributeurs. L’explication qui nous a été fournies par quelques concessionnaires à ce propos est que les charges et le niveau d’investissement consentis par les concessionnaires automobiles pour créer des magasins centraux pour stocker, répertorier, et distribuer les pièces de rechanges sont tellement énormes que leur répercussion sur le client final peut s’avérer élevées par rapport à ce que proposent ces grossistes de Bab Ezzouar, entre autres. Dubaï, Marseille et Istanbul Pour les distributeurs agrées de pièces de rechange que nous avons rencontrés, les véritables plaques tournantes de la contrefaçon se trouvent à Marseille, à Dubaï, en Turquie et en Chine. Dans ces villes et ces pays, de véritables réseaux de vente de pièces de rechanges de différentes marques sont proposées aux importateurs qui trouvent le choix entre les pièces adaptables et les pièces contrefaites. La facture comme garantie Et comme les services douaniers exigent juste des factures et des certificats de conformité, le tour est vite joué puisque ces grossistes d’outre mer peuvent se charger de fournir n’importe quel certificat demandé par nos autorités. C’est du moins ce que regrettent certains spécialistes de la pièce de rechange que nous avons rencontrés, et qui voient dans le futur laboratoire d’homologation de voitures et des pièces de rechanges automobile la seule manière de freiner cette pratique. Tous les acteurs préconisent l’exigence d’une facture lors de l’achat d’une pièce de rechange. Celle-ci a le mérite de garantir la pièce achetée et d’avoir une traçabilité du distributeur pour situer son point d’ancrage en cas de pépin. Bon nombre de consommateurs crédules recherchent des pièces pour leurs véhicules qui ont cinq ans d’âge et plus. Et ils sont nombreux dans ce cas de figure, car la dévaluation de leur véhicule ne les incite pas à payer plus cher pour une pièce d’origine. Le souci de la sécurité et de la préservation de la mécanique qui peut être affectée par le recours à des pièces non conformes passe en dernière position. Manque à gagner pour le trésor public C’est ce genre de clientèle qui est ciblée par les revendeurs peu scrupuleux, n’hésitant pas à vanter les mérites de ce qui peut être ruineux. En l’absence de facturation et, par ricochet, de traçabilité c’est aussi le trésor public qui en prend un coup du fait du manque à gagner en terme de taxes et d’impôts auxquels ce genre de commerce échappe à chaque fois. Pièces d’origine :
Fabriquées par les équipementiers spécialisés et non par les constructeurs, ce sont les mêmes pièces que celles montées d’origine sur les véhicules. Emballées dans des cartons aux couleurs du constructeur, elles portent aussi le sigle de l’équipementier et sont, de ce fait, garanties par l’un et l’autres. C’est ce qui les rend plus chères que les autres. Pièces de première monte : Ce sont les mêmes pièces que celles d’origines ou de première monte, et proviennent du même équipementier qui les fournit au constructeur, sauf qu’elles portent l’emballage du fournisseur ou équipementier et non celui de la marque automobile. Elles ne sont garanties que par l’équipementier qui les fabrique. Moins chères que les pièces d’origine, elles demeurent, toute fois, plus onéreuses que les pièces adaptables. Pièces adaptables : Ce sont des pièces qui sont fabriquées par des équipementiers autres que ceux qui les fournissent aux constructeurs automobiles, mais qui offrent des qualités d’usage similaires et répondent aux normes exigées par le constructeur. Les pièces contrefaites : Ce sont des pièces qui ressemblent, dans leur forme générale, à celle d’origine, avec des logos et des emballages tout aussi copiés, mais qui différent de par leurs caractéristiques et les matériaux qui les composent. L’évolution des contrefacteurs fait, qu’aujourd’hui, il devient de plus en plus difficile de faire la différence entre les pièces d’origine et les pièces contrefaites à l’œil nu, surtout si on devait les comparer sur leur emballage. Les principales pièces objet de contrefaçon : plaquettes de frein, disques de frein, kit d’embrayage, bougies, batteries, cardans, ampoules, Article du même dossier : |
Essai
-
Toyota Prius III 136 chLa voiture des stars dans les rues d’Alger
-
Essai Skoda Yéti 1.8 TSI/160 chL’abominable « bête » des montagnes
-
Essai de l’Opel Insigna Sport Tourer 4x4 2.8 OPC/325 chUn break de «chasse»
-
Essai Mini Contryman CooperS 1.6 THP/184 chUne Mini qui prend de la hauteur
-
Essai Peugeot Partner Tepee 1.6/HDI FAP 110 ch Premium+Pour le confort des familles
Actualités
-
Marché des véhicules neufs en AlgérieUn mois d'Avril fou!
-
5e édition d'Ouest VU/VI et 6e Autosav au palais des conventions d'OranOuverture aujourd'hui dans une nouvelle ambiance
-
Kia AlgérieCampagne de fidélisation
-
Nouveauté ToyotaLe RAV4 Vanguard arrive
-
Salon des deux rouesMMDI remet un scooter au vainqueur du Quizz radio el Bahdja
Interview
-
Entretien avec Arachiche Benyoucef (pdg de Ghazal)« Les avantages du GPL sont multiples »
-
Entretien avec Tahar Messaoud-Nacer« Renforcer le contrôle dans les villes »
-
Entretien avec Dirk Joerke, directeur général de SOVAC (Audi, VW, Seat et Skoda)« LAlgérie est devenue un marché de référence »
-
Mohamed Baïri, Président de l’association des concessionnaires automobiles algériens (AC2A)« L’application de la loi est une obligation »
-
Omar Rebrab (vice président de Hyundai Algérie)« Le mal de ce pays est l'absence de communication »










