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Les concessionnaires réagissent à travers leur association AC2A

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 15 Août 2008
Quelques jours après la mise en application de la dite taxe et les sorties médiatiques de certains responsables, les concessionnaires ont réagit à travers leur association (AC2A) qui a tenu une conférence de presse le 6 Août à l’hôtel El-Djazaïr (ex-Saint Georges).
Mohamed BAÏRI qui préside l’association des concessionnaires automobiles algériens (AC2A) n’a pas manqué de révéler l’étonnement des membres de son association, présents en nombre à l’occasion, quant à l’opportunité d’imposer au consommateur une nouvelle taxe sensée soutenir les prix des transports en commun au moment où l’Algérie enregistre une réserve de change qui avoisine les 200 milliards de dollars. Il ne s’expliquera pas, non plus, qu’on crée un fond pour soutenir un mode de transport qui n’a pas encore vu le jour (métro et tramway). Il regrettera, toute fois, que l’association des concessionnaires automobiles algériens n’ait pas été association à cette prise de décision comme cela a été le cas pour le cahier des charges pour les concessionnaires automobiles.
Pour lui, « ces nouvelles mesures qui pénalisent le consommateur en premier lieu, constitueront un frein certain quant à l’évolution du secteur de l’automobile en Algérie, sachant qu’il passe pour la troisième activité économique du pays, et ses incidences se feront, à coup sûr, sentir dans les jours à venir avec une baisse fort sensible des activités, et donc des rentrées fiscales au trésor public, mais aussi des pertes d’emplois inévitables ».
Pour l’heure, Mohamed BAÏRI qui aurait aimé qu’une suite soit donnée aux demandes d’audiences formulées par son association auprès des ministères de tutelles, demande aux pouvoirs publics de reporter la mise en application de cette nouvelle taxe. 
De son côté, le vice-président de l’AC2A, Mourad OULMI relèvera que cette mesure fera en sorte que le marché de l’occasion qui reste encor dans l’informel en profitera sans aucun doute, en précisant que dans les pays développés on donne des primes à la casse pour encourager les gens à s’orienter vers les véhicules neufs.
Ceci d’autant que le parc automobile national se caractérise par un vieillissement inquiétant, sa moyenne d’âge dépassant les 14 ans.
Hamid ACHAlui emboîtera le pas pour s’interroger sur cette « contribution » forcée qui impose aux concessionnaires automobiles de verser 1% de leur chiffre d’affaires en plus des 2% de TAP, alors que les autres activités en sont exemptes.
Pour lui, « déjà que le nouveau décret pour les concessionnaires automobiles impose à ces derniers des investissements colossaux sans qu’ils ne bénéficient du taux réduits sur l’IBS qui encourage le réinvestissement des profits (25% à 12,5%), voilà qu’on pénalise encore le concessionnaire en lui imposant 1% taxe sur le chiffre ».
Dans une récente sortie médiatique, en réponse aux larges échos faits par le presse nationale sur les réaction des concessionnaires automobiles, un haut ministre de la République n’a pas manqué de dire que les concessionnaires automobiles n’avaient qu’a réduire de leurs marges pour rééquilibrer la balance, tout en attribuant la médiatisation de l’impact de ces nouvelles taxes au fait que les médias tiraient beaucoup de dividendes de la publicité automobile !!!

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