Dossiers

Régulation du marché automobile algérien

Quels droits pour le consommateur ?

Auteur : AZIEZ Brahim   
Publié le : 27 Septembre 2009
L’ouverture du marché des véhicules neufs, vers le début des années 90, n’avait pas laissé entrevoir la croissance rapide de ces dernières années. Les pouvoirs publics qui n’ont certainement pas prévu un boom pareil se sont butés à des réalités bien  amères : la distribution automobile n’obéissait à aucune règle, les véhicules importés ne répondaient à aucune norme, les réseaux routiers devenaient de plus en plus saturés (pour ne pas reprendre le terme devenu à la mode « congestionnés »), les accidents de la route de plus en plus mortels et coûteux pour le trésor public, alors que la facture d’importation ne cessait de gonfler.  L’ouverture tous azimuts a fini par révéler bien des carences. Mais celles qui nous importent aujourd’hui ont un rapport avec les consommateurs algériens que nous sommes. Et les questions que suscite notre sujet d’aujourd’hui sont : Sommes nous aussi bien servis que les consommateurs européens, chinois, japonais, indiens ou autres ? Avons-nous droits aux mêmes considérations, aux mêmes services ? Aux mêmes traitements ? Pas si sûr. Le fait est que le consommateur algérien ne jouit pas d’une réelle protection sur un marché qui tente de trouver sa juste régulation. Le client algérien n’a toujours pas de vis-à-vis pour faire part de ses déboires, en dehors de la justice qui, elle, n’a toujours pas de spécialisation dans le traitement des affaires liées à l’automobile. Le manque d’expertise et les nombreux vides juridiques l’acculent encore plus. Et ce n’est certainement pas le décret 07/390 (du 12 Décembre 2007) qui mettra l’algérien à l’abri des spéculateurs et autres mercenaires des quatre roues motorisées. Et en plus des nouvelles dispositions imposées par les pouvoirs publics, c’est (encore) le consommateur qui se retrouve pris en otage, sanctionné qu’il est de toutes parts.
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